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 Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood

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Gretel
Elinor Dashwood
MessageSujet: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mar 15 Déc - 17:24



I. Elinor Dashwood

 

 • NOM : Dashwood
 • PRÉNOM : Elinor
 • NATIONALITÉ : Anglaise
 • ÂGE : 22 ans
 • SEXE : Femme
 • ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuelle
 • MÉTIER : Épouse à temps plein
 • SITUATION FINANCIÈRE : Suffisante pour vivre
 • OCCUPATIONS/PASSIONS : Cuisiner, les fleurs et les plantes, lire, dessiner parfois
 • GROUPE : Contes
 • HISTOIRE D'ORIGINE : Gretel de Hansel et Gretel


 
II. LES DESCRIPTIONS.


 CARACTÈRE

 Discrète • Passionnée • Secrète • Curieuse • Coquette • Enjouée


Il serait difficile de la décrire autrement qu’en prenant en compte ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Qu’elle est douce, la petite Elinor, l’enfant adorée de son village natale. Oui, douce, calme et gentille, une enfant adorable et aimante qu’on ne voudrait plus jamais voir partir une fois qu’elle nous a approché. Cette petite à la voix fluette qui a bien grandi, du haut de sa vingtaine d’année, et qui a su garder une joie de vivre à toute épreuve malgré une vie pas toujours facile. Elle est douce et tendre, elle fera une bonne épouse, une délicieuse mère, elle élèvera ses enfants dans la plus parfaite des convenance pour en faire des jeunes femmes distingués et des jeunes hommes respectueux. C’est la gentillesse incarnée, personne ne saurait être plus gentille qu’elle et ceux qui le nient sont sûrement aveugles ou fous. Oui, ça pourrait être aussi simple, mais Elinor n’est pas l’incarnation d’une vertu. Ce n’est pas une créature pure, vierge de tout péché et centrée uniquement sur l’amour de son prochain. Si beaucoup estiment qu’à l’image des ces jeunes filles nommés Chastity ou Charity, ses parents auraient pu la nommer Kindness, ils ne sont pas si proches de la vérité qu’ils veulent bien le croire.

Oui, Elinor est gentille. Oui, elle est formelle, respectueuse, délicate, soucieuse des convenances. Mais si elle est si humble, si discrète, si secrète, ce n’est pas par politesse ou par respect. Pas seulement. Tout le monde a ses secrets et personne ne cherche à se mêler des siens : elle n’est pas assez importante, pas assez noble, ce n’est que la fille d’un paysan qui a eu la chance d’être assez belle pour plaire à un homme un peu plus aisé. Mais n’est-elle pas anormale, cette enfant qui préférait regarder le monde depuis sa fenêtre en rêvant de rejoindre les garçons qui s’entraînaient au combat dans les champs, qui prêtait beaucoup trop d’attention à la chair douce et rosée des lèvres de son amie d’enfance, à ses longs cheveux dorés ? N’est-ce pas terrible, forcément maladif, de regarder homme et femme avec la même curiosité, parfois la même lueur dans le regard, d’avoir le cœur qui s’emballe à la vue d’une cheville qui a malencontreusement montré un centimètre de peau sous une robe ?

Il faut se taire, se cacher, regarder dans l’ombre et espérer découvrir, un jour, que cette splendide créature aux courbes trop féminines soit, elle aussi, malade. Et ça, Elinor l’a compris vite. Elle a bien appris à mentir, à jouer sur des sourires et des mots, à manipuler son entourage et à espionner, glaner des informations sur tout le monde. C’est une bombe à retardement, une oreille discrète mais attentive que personne ne remarque, une parfaite petite espionne prête à se transformer en corbeau dénonciateur à la moindre petite occasion. Il faut se méfier des jolis sourires et des belles têtes blondes, elle est loin, bien loin, de n’être qu’un visage joyeux sans cervelle.

Double-facette peut-être, mais pas à n’importe quel prix. Elinor veut rester jolie sans être vulgaire. Elle peut jouer des rôles, oui, mais hors de question pour elle d’enfiler un pantalon ou de montrer un bout de peau obscène plus de quelques secondes. Si elle va en forêt cueillir des fleurs et des plantes plus ou moins légales, c’est vêtue de ses vieilles robes usée et de bottes depuis longtemps oubliées de son mari qu’elle rembourre de tissus et de fourrures. Ses cheveux ne sont pas toujours impeccables, mais aucune branche ne saurait y rester logée au retour de son mari. Alors elle dresse son capuchon dès qu’elle s’aventure dans les bois, et elle sera toujours la belle mais sobre maîtresse de maison que tout le monde aime sitôt qu’elle quittera le couvert des arbres. Elle joue beaucoup de rôles, des rôles parfois dangereux qui pourraient lui coûter cher, une couverture pas toujours discrète quand elle rôde dans le marché noir avec des ongles impeccables, preuve incontestable qu’elle porte toujours des gants dans sa vie quotidienne.

Elinor est belle, toujours sobrement apprêtée, Elinor est joyeuse et enjouée, Elinor est heureuse. La plupart du temps, elle y croit. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle continue d’exercer ses activités illégales et de faire fleurir la magie dans la ville malgré l’interdiction. Elle sait tout ce que ça pourrait lui coûter, et on ne peut pas dire qu’elle s’en fiche. Mais la vérité, c’est qu’elle s’ennuie. Elle aime les plantes et elle trouve injuste d’être privée d’étudier une partie d’entre elle sous prétexte qu’elles auraient des vertus magiques. Elle aime cuisiner des plats qui transcendent auxquels elle prend parfois le risque, infime mais existant, d’ajouter une pincée de magie.

La vérité c’est qu’elle aime découvrir. Elle voudrait tout savoir mais les portes des grandes découvertes lui sont à jamais fermées à cause de sa nature de femme alors elle se perd dans les livres qu’elle feuillette discrètement en l’absence de son mari, tout en prétendant n’aimer que les livres à l’eau de rose. De page en page, elle a appris les sciences, les plantes, l’art de l’escrime, des connaissances qu’elle n’évoque qu’au compte-goutte en jouant les ignorantes, prétendant qu’elle les a juste entendu au marché, comme ça, en entendant deux hommes parler derrière elle. Elle réclame presque une approbation chez ses interlocuteurs, comme si elle n’était qu’une faible personne, jamais instruite, qui n’a aucune idée de ce qu’elle raconte. Et ça marche.

Elinor sait se battre, aussi. Elle le cache au creux de son cœur avec ses autres secrets. Dans la part sombre, celle qui appelle la haine au plus profond d’elle-même et que jamais, au grand jamais, elle n’exprimera. Elle sent le mal qui bout en elle, elle estime que c’est de lui que vient sa curiosité dangereuse, son goût de l’interdit et son attrait sordide pour la magie noire et les batailles. Avec une autre vie, elle aurait pu y succomber, mais elle cherche de toutes ses forces à le combattre. Sa colère, qui bout en elle, elle la calme lorsqu’elle est seule. Elle a déjà blessé d’autres personnes sans éprouver de remords. C’est ça, à ses yeux, sa véritable maladie, cette envie de blesser ceux qu’elle n’aime pas, ceux qui la blessent, ceux qui lui font du mal. Quelqu’un qu’elle estimera dangereux ou mauvais prendra dans sa tête l’allure d’une cible, mais une cible qu’elle ne doit jamais essayer de viser.


 PHYSIQUE


On dit souvent qu’elle est belle. Et il faut l’admettre, pour une fille de basse naissance, elle a eu la chance de naître avec un joli minois. Elinor, c’est la petite blonde au sourire à faire fondre, celle qui ne fait la tête qu’on fois tous les six mois et qui s’efforcera toujours, malgré tout, de relever la commissure de ses lèvres si on le lui demande gentiment; Souris, ma fille, c’est ta meilleure chance de sortir d’ici. Ses cheveux ont terni avec le temps, devenant moins dorés et plus proches d’un blond parfois un peu fade qui peine à briller au soleil, mais ça n’a jamais changé sa dénomination, comme si sa blondeur était un trait trop caractéristique pour qu’on la laisse partir si facilement.

Et pourtant, des traits caractéristiques, elle en a d’autre, à commencer par ses yeux. Ils sont vert, d’un beau vert vif qui a failli motiver ses parents à lui donner un nom de pierre précieuse, d’un vert qui devient étrangement gris dans l’ombre. La couronne bleue qui entoure sa pupille rend son regard envoûtant, multicolore, et elle joue souvent de ses grands yeux innocents pour s’attirer des faveurs. Mais ce sont aussi des yeux très reconnaissables pour ceux qui la connaissent, et elle s’efforce de les cacher dès qu’elle met les pieds dans des endroits où elle n’est pas censée être, même si ça la pousse parfois à désordonner un peu ses cheveux pour les faire tomber devant son visage ou à porter des coiffes qui masquent son regard.

Une description moins subjective de son visage soulignerait d'abord son visage anguleux, sans être trop creux ou trop carré, mais quand même pas aussi rond que celui d'une enfant. Elle a une nez légèrement retroussé et un peu épaté, sans être le point d'attraction principal de son visage, et de longs cils qui contribuent grandement à l'allure innocente de son regard. Elle a les lèvres charnues sans qu'elles n'aient l'air gonflées, juste assez pour qu'on ne puisse plus les qualifier de fines. Bien évidemment, elle ne se maquille pas. Elle est bien coiffée, en s’efforçant de s’élever au niveau des convenances parfois élevées de son mari, même si quand elle est seule elle laisse un peu aller ses cheveux.

Malgré tout, on ne la verra jamais sortir de chez elle sans se couvrir au moins les mains et souvent la tête, même si ce n’est qu’un chapeau discret. Elle aime les fleurs, aussi. Dans la limite du raisonnable, elle trouvera toujours un moyen de glisser une fleur dans sa tenue, que ce soit dans sa coiffe ou discrètement épinglée à sa robe. Elles sont très souvent discrète, voire totalement invisible, mais elle aime en avoir au moins une sur elle. Elle évite de porter des talons de plus d’un centimètre : du haut de son mètre 62, elle se trouve déjà bien trop grande comme ça.


 
III. L'HISTOIRE.


 
Avant d’être Elinor, elle était Gretel. Un personnage de conte, repris sous bien des identités et bien des noms depuis la tradition orale. Avec son frère jumeau Hansel, ils vivaient une vie paisible, dans une famille loin d’être riche mais qui ne manquait de rien. Et puis, un jour, vint la faim, la grande famine qui toucha tout leur village, et leur famille avec. Leurs parents se serraient la ceinture pour réussir à les nourrir, mais elle entendait chaque nuit les pleurs de son frère dans le lit voisin, alors qu’elle-même était persuadée que la faim avait emporté même ses larmes. C’est un soir, agacée par les gémissement incessants d’Hansel, qu’elle s’est relevée pour aller faire un tour à l’extérieur, espérant vainement pouvoir cueillir quelques noisettes pour le faire taire.

Elle ne franchit pas la porte d’entrée, surprise de voir ses parents encore debout au milieu de la nuit. Elle s’est dissimulée au niveau de l’escalier, suffisamment pour entendre sa mère proposer à son père de les perdre dans la forêt. Terrifiée, elle est allée chercher des poignées de petits cailloux avant de réveiller son frère pour trouver un plan avant de les semer derrière eux sans attirer l’attention de leurs parents. Finalement, ils les cachèrent dans des poches trouées de leur vêtement rapiécés. Gretel fut la première à laisser sa poche se vider dès qu’ils entrèrent dans la forêt, et Hansel attendit un simple regard de sa sœur pour relâcher sa poche et semer à son tour des cailloux. Au final, quand leurs parents disparurent, ils purent revenir chez eux en pleine forme et pendant quelques jours, tout sembla bien se passer.

Puis un matin, leur père décider d’aller seul dans la forêt chercher du bois. Hansel insista lourdement pour l’accompagner et, malgré ses doutes, Gretel choisit de les suivre tous les deux plutôt que de laisser son petit frère seul. Comme elle s’y attendait, il s’agissait d’une nouvelle manière d’essayer de les perdre, sauf que sa mère, qui avait compris la supercherie, avait débarrassé leur petite allée de ses cailloux, si bien qu’ils se retrouvèrent avec uniquement un quignon de pain.

Peu résignés à  se perdre en forêt, ils préférèrent sacrifier leur repas de la journée pour semer leur chemin derrière eux mais, malheureusement, les oiseaux aussi étaient affamés et ils se jetèrent sur les miettes dès que les enfants eurent le dos tourné. Quand leur père disparut, ils se retrouvèrent donc bel et bien perdus, seuls, abandonnés au milieu de la forêt. Hansel se mit à pleurer. Résignée, Gretel lui prit la mit pour le traîner derrière elle à travers les bois, peu résolue à se laisser mourir de faim dans un endroit sombre et sordide.

C’est Hansel qui la vit en premier, la maison en pain d’épice et en sucre qui se dressait au cœur d’une clairière. Pour une fois, Gretel ne se méfia pas. Leur estomac parla pour eux, ils se précipitèrent sur la maisonnette et commencèrent à manger les murs, les fenêtres. C’est quand Gretel décrocha un petit morceau de la porte qu’ils s’aperçurent que la maison était habitée. D’abord paniqués, ils découvrirent vite que la dame qui y vivaient était plutôt aimable. Elle les invita à entrer et leur servit un bol de chocolat chaud et des petits gâteaux qu’ils mangèrent avec le même appétit que le bâtiment. Mais c’était un piège, une ruse qu’ils ne virent arriver que trop tard.

Avant qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivait, Hansel se retrouvait en cage et Gretel enchaînée, contrainte à servir de servante à la sorcière qui souhaitait plus que tout dévorer son frère. Elle fut contrainte d’apporter elle-même des repas dignes d’un roi à son frère pour le faire engraisser, alors qu’elle devait se contenter d’un petit quignon de pain à chaque repas. Heureusement, Hansel était loin d’être bête. Le premier jour, il ne mangea qu’une cuisse de poulet dont il garda l’os pour le tendre à la sorcière chaque fois qu’elle cherchait à le tâter pour voir s’il avait grossi. Il partageait une partie des ses repas avec sa sœur pendant qu’ils réfléchissaient discrètement à une façon de s’enfuir.

Ils n’eurent pas le temps de chercher plus longtemps. Lassée, la sorcière décida de manger son frère sans attendre et ordonna à Gretel d’allumer le four. C’est là que lui vint l’idée. Feignant la stupidité, elle demanda à la sorcière de lui retirer ses chaînes et de lui expliquer le mode de fonctionnement du four. Sa tête d’idiote, comme le lui répétait souvent la vieille femme, suffit à convaincre celle-ci qu’elle ne comprendrait rien tant qu’elle n’aurait pas eu d’explication. Alors la sorcière lui montra comment placer quelque chose dans le four chaud, et Gretel en profita pour la pousser à l’intérieur en volant la clef à sa taille, puis alluma le four. L’odeur qui s’en dégagea était écœurante, mais les cris étaient pire. Quand la sorcière succomba, ils étaient déjà loin. Dans leur fuite, ils atteignirent un lac qu’ils traversèrent sur le dos d’un cygne et rentrèrent chez eux avec toute la nourriture qu’ils avaient pu voler à la vieille sorcière, permettant à leur parents de continuer à les élever.


Puis Gretel est devenue Elinor.


Elinor est née Elinor Bramble, fille de parents plus pauvres que modestes. Sa mère était parfois forcée de travailler pour subvenir aux besoins de la famille, un ultime déshonneur pour sa famille qui n’était pas originaire des classes les plus basses de la société. Souvent, quand elle était enfant, elle entendait son père répéter qu’il préférait mourir de faim que de renvoyer une seule fois sa femme au travail. Mais pourtant, quoiqu’il en dise, quand les vivres venaient à manquer, la mère d’Elinor allait trimer avec les autres femmes trop pauvres pour se permettre de se laisser entretenir par leur mari.

Ils vivaient dans une bicoque insalubre et biscornue dans un petit village où il n’y avait qu’herbes et champs à perte de vue, et où la seule attraction était un petit festival organisé chaque année au début de l’hiver. Elinor sortait peu. C’était une petite fille assez fragile, que son père tenait à tout prix à protéger, et elle restait assise à sa fenêtre, tous les jours, à relire en boucle le seul livre que possédaient ses parents, un livre sur les fleurs qui explique sans doute pourquoi elle les aime tant. Mais, surtout, elle regardait. Elle regardait les garçons encore insouciants qui s’imaginaient pouvoir devenir chevalier et non labourer dans champs comme leur père, et qui se battaient à quelques pas de chez elle avec des bâtons ou des bouts de clôtures. Et elle regardait Hazel Tilney.

Hazel était son aînée de deux ans, la fille d’un de ses voisins. Mr Tilney avait une situation financière un peu plus élevée que les Bramble qui permettait à sa femme de passer ses journées dans son jardin à apprendre à broder à sa fille unique, et surtout qui pouvait se permettre d’avoir un deuxième enfant, dont on devinait clairement les courbes sous les robes. A six ans, Elinor était fascinée par les cheveux dorés de Hazel, qui reflétaient le soleil comme rien d’autre et qui étaient à ses yeux plus beaux que l’or. De cette fascination enfantine, elle fit une amitié sans failles, passant ses rares sorties avec les femmes Tilney à disserter de fleurs, de broderies et de l’enfant à naître.

La maladie de sa mère signa le début de la famine. Si sa vie n’était pas en danger, elle était trop faible pour aller travailler et gagner de quoi nourrir les trois bouches qui vivaient sous son tout. Son père trimait jour et nuit, de plus en plus, mais la faim se fit sentir. Et avec elle, pour Elinor, une très étrange impression de déjà vu. La famine lui semblait familière, comme une vieille amie qu’elle aurait perdue de vue. C’est grâce à Hazel qu’elle y survécut. Mr Tilney n’était pas homme à partager sa maigre fortune, surtout en ces temps où lui-même peinait à nourrir son très jeune bébé, et malgré sa peine pour la famille Bramble il ne fit jamais le geste de les inviter à sa table. Mais, discrètement, Hazel donnait jour après jour une partie de son pain à Elinor. Ça ne fit que les rapprocher encore plus.

A huit ans, Elinor vit enfin sa mère se rétablir. Même si elle ne retournait pas travailler, elle n’était plus aussi faible et nécessitait moins de soins et d’attention, ce qui rendait la situation plus facile à vivre. Mais surtout, à huit ans, Elinor commença à montrer le bout de son nez ailleurs que dans le jardin des Tilney en face de chez elle. Avec Hazel, elles étaient les deux plus belles filles du village, et déjà on les promettait toutes les deux à un beau mariage quand elles grandiraient. Beaucoup se plaisaient à les imaginer se déguiser pour intégrer discrètement la noblesse, même si tous savaient que ça n’arriverait jamais – l’affront aurait été trop grand. Mais pour tous, elles avaient le visage de comtesses ou même de princesses, comme des fleurs magnifiques venues se perdre dans un champ d’herbes folles.

L’enfance d’Elinor était monotone. Peu à peu, les garçons qui se battaient disparurent, à mesure qu’ils partaient travailler à leur tour, leurs rêves de chevalerie brisés. Ils étaient remplacés par des plus jeune et elle s’était, à force, lassée de son livre sur les fleurs alors que son regard se perdait de plus en plus vers la plus belle de toutes. A onze ans, elle reçut un nouveau livre. Une romance, comme il sied d’offrir aux jeunes filles, une histoire d’amour romantique et bien écrite qui fit briller des étoiles dans ses yeux. Jusqu’à ce qu’elle réalise que beaucoup de passages du livre lui faisaient penser à Hazel, et que rien ni personne ne lui avait jamais suggéré que c’était normal.

A treize ans, elle osa enfin le dire. L’avouer. Pas haut et fort, non, juste dans le creux de l’oreille de Hazel, son amie si chère à son cœur. Elle lui souffla ces petits mots qui leur coûtèrent si cher à l’une comme à l’autre. En secret, elles se retrouvaient pour découvrir le sens d’un baiser, d’une caresse sur la joue ou de nombreuses heures à se perdre dans le regard de l’autre. Elle était persuadée que Hazel était comme elle, différente. Intimement, elle en était sûre, elles étaient faites du même moule. Mais c’était sans compter la famille qui s’installa au village cette même année et qui perturba la vie des habitants par ses revenus trop élevés par rapport à la moyenne du village : les Dashwood et leur fils unique, Leonard.

Un bon parti, une occasion unique. Bramble et Tilney entrèrent en opposition : leurs pères tenaient à profiter de la beauté exceptionnelle de leur fille respective pour augmenter leur niveau de vie. Leonard avait quatorze ans, soit un an d’écart avec l’une comme avec l’autre, et bientôt les deux fillettes furent emportées par cette folie familiale. Elinor appréciait beaucoup Leonard, elle n’aurait su le nier. C’était même... Perturbant. Elle se sentait attiré par son regard de braise, par sa simple existence. Peut-être était-ce ce nom, Dashwood, qui littéralement signifierait le bois des larmes, qui avait appelé en elle une voix venue d’une autre vie. Peut-être était-il comme la maison de pain d’épice, fait pour plaire en cachant à l’intérieur un être dangereux et néfaste. Quoiqu’il en soit, tiraillée entre le besoin de plaire à son père et son amour pour Hazel, elle n’en menait pas large.

Ce petit manège dura six mois. Ce ne furent pas les plus agréables de son existence, mais ils étaient loin d’être les plus terribles. Ce furent six mois qui s’achevèrent peu avant l’anniversaire de ses quatorze ans avec l’annonce fracassante de Hazel lors d’un festival d’hiver : "Elinor aime les femmes". Ce n’était que quelques mots, une tirade qui la toucha aussi sûrement qu’une flèche en plein cœur. Elinor aime les femmes. Elinor m’a avoué des sentiments contre-nature. Elinor a voulu m’embrasser.

Son regard parcourut la place, croisa des yeux accusateurs, s’attarda un instant sur le feu qui mourait quelques mètres derrière elle. Elle entendit des commentaires outrés, sentit les larmes lui monter aux yeux et la haine enfler dans son cœur alors que son père la saisissait pas le bras pour la ramener chez eux, couvert de honte. "Comment as-tu osé ! Crève sale garce, sorcière !" – ce furent les derniers mots que Hazel entendit d’elle avant que les braises qu’Elinor lui avait lancées ne lui dévorent le visage.  

Plusieurs jours, Elinor resta enfermée chez elle, dévastée. Plusieurs jours, elle plongea sa main dans de l’eau froide pour calmer la brûlure dont ses gants miteux l’avaient à peine protégée. Tous les jours, elle entrouvrit sa fenêtre pour entendre les hurlements de douleurs de Hazel, dans la maison d’en face, et croiser le regard accusateur de Mrs Tilney, sur le perron. Son cœur brûlait toujours de rage. Hazel l’avait dénoncée. Hazel avait ruinée sa vie. Elle avait amplement mérité ce qui lui arrivait. A cause de Hazel, jamais elle ne pourrait aider sa famille à sortir de la misère. Jamais les Daswhood n’accepteraient comme belle-fille celle du village qui "aime les femmes". Elle se sentait trahie, détruite, abandonnée.

Et après ces quelques jours, elle vit briller la lumière qui la sortirait des bois obscurs. Quelques mots, simples, pour concurrencer le poids de ceux de Hazel. Un seul, en vérité : sorcellerie. De toutes ses forces, de toute son âme, Elinor proféra son mensonge. Elle affirma, elle hurla presque, que Hazel l’avait envoûtée, avait usé d’un philtre d’amour un jour qu’elle prenait le thé pour l’empêcher d’approcher de Leonard, pour mettre fin à l’opposition qui déchirait leurs familles. Oui, Hazel était jalouse. Hazel était jalouse que Leonard ne s’intéresse qu’à Elinor, alors elle avait triché. Pour gagner la bataille, il lui suffisait de se débarrasser de sa rivale purement et simplement, et quoi de mieux que ces quelques mots : "Elinor aime les femmes".

Avec un peu de persévérance, elle réussit à convaincre un groupe. Les cris inhumains de son ancienne amie, rongée par la douleur, suffirent à faire le reste. Quand on traîna une Hazel défigurée devant chez elle, un monstre, Elinor se planta face à elle. Elle qui l’avait dénoncée. Qui lui avait menti. Ses yeux verts croisèrent le regard détruit de son ancienne amie, qui la suppliait. Mentir. Non, elle ne ressentait rien pour cette créature immonde. Encore mentir. Oui, elle l’avait vu verser des plantes magiques dans son thé pour faire naître un amour illusoire. Toujours mentir. Oui, elle pouvait affirmer que Hazel Tilney pratiquait la sorcellerie interdite. Survivre. Elle croisa le regard de Hazel. "Je n’avais pas le choix !", c’est le hurlement qui sortit des lèvres qu’elle avait tant embrassées. "Je n’avais pas le choix, Eli ! Dis-leur que ce n’est pas vrai ! Je ne suis pas une sorcière ! Je ne voulais pas te dénoncer ! Je n’avais pas le choix !". Mentir. Survivre. Silencieusement, les lèvres d’Elinor formèrent les derniers mots qu’elle lui adressait. Un adieu.
"Moi non plus".
Et ce fut tout.

Hazel n’était plus. La jeune fille qui avait tant fait parler par sa beauté semblait n’avoir jamais existé. On ne parlait pas de magie illégale dans le village. Jamais, dans aucunes circonstances. Ceux qui la pratiquaient étaient bannis des mémoires. La famille Tilney n’avait eu qu’un seul enfant, un fils unique, Elinor avait toujours été la seule et unique jolie blonde du village. En oubliant Hazel, ils oubliaient ses accusations. Ils regardaient Elinor avec un œil torve, mais mentionner son attirance pour les femmes aurait été admettre l’existence de Hazel, alors ils ne disaient rien. Elinor était redevenue elle-même, la douce fille que rien n’entachait. Le cœur vide. Vide parce que Hazel lui manquait. Mais surtout, vide de remords. Elle l’avait brûlée. Elle avait entendu ses cris. Elle l’avait condamnée en faisant d’elle une sorcière. Mais tout cela n’avait pas d’importance. Hazel avait attenté à son bonheur, à sa vie toute entière. C’était le seul moyen de faire taire la haine qui avait commencé à brûler en elle et qui, jamais, ne s’éteindrait.

Et puis il y avait Leonard. Libérée du jeu de séduction des deux familles, Elinor put le découvrir. Elle découvrit un homme tendre, doux, poète, un parfait gentleman qui aurait pu avoir sa place dans la noblesse s’il avait eu un peu plus de chance à la naissance. Irrémédiablement attirée, elle ne rejeta pas les espoirs de ses parents, pas plus que sa demande en mariage. Leonard lui proposait une vie à Londres, en ville, loin des camps et loin des regards accusateurs. De Bramble à Dashwood. Des ronces au bois des larmes. Elle ne voyait que les ronces, pas les larmes, les ronces qui l’empêchaient d’avancer, d’évoluer, de se détacher de son amour évaporé. A seize ans, elle devint Elinor Daswhood. A seize ans, elle quitta son village.

Elle n’était pas dupe : elle savait que Leonard l’avait épousée pour son joli minois, pour bien présenter en société. On n’épouse pas une femme laide quand on veut l’avoir au bras dans des événements. Il ne l’avait pas épousée pour la maigre dot offerte par son père, ni pour la perspective de devoir entretenir sa belle-famille. Il ne l’avait pas épousée parce qu’il ne croyait pas aux paroles de Hazel. Bien sûr qu’il y croyait. Mais entre la sorcière défigurée et la jolie jeune fille soupçonnée d’un crime bien moins grave, le choix était vite fait.

A Londres, elle devint distinguée. Elle portait des vêtements qu’elle n’avait jusque-là fait que rêver. Elle recevait régulièrement de son mari des romances qui agrémentaient sa bibliothèque personnelle, et sa nature d’homme lettré lui fournissait en sus de nombreux livres de connaissances. Elle savait être belle, elle savait être gentille, elle savait mentir. Au début, c’était difficile. Elle devait s’adapter au langage, légèrement plus sophistiqué, à l’attitude, au paraître. Elle avait du mal à calmer les nouvelles pulsions de violence qui étaient nées de l’incident du village. Et elle découvrit le vrai visage de Leonard.

Qu’il était doux, ce jeune étranger, à l’appâter avec ses chansons et ses jolies fleurs. Mais qu’il était dangereux, ce mari, prêt à la corriger si elle faisait un pas de travers, si elle prononçait un mot de trop. Alors elle joua les bonnes épouses. Les bonnes servantes, presque. Ne pas parler trop fort, ni trop souvent, s’occuper de la maison, faire le ménage, la cuisine. Dans un livre, elle découvrit une plante aux propriétés calmantes, censée détendre les esprits haineux. Elle l’utilisa dans sa cuisine, basculant elle aussi dans l’utilisation de plantes interdites. Pour espérer, un jour, calmer son mari. Et elle-même. Tant qu'elle paraît douce et aimante, il est de bonne humeur, et elle en vient presque à oublier qu'il n'est plus le jeune étranger qu'elle a rencontré dans son village.

En six ans de mariage, Elinor n’a pas eu d’enfant. Ça lui vaut quelques rires en coin et quelques commentaires accusateurs. Elle ne peut pas dire qu’elle a vraiment essayé. A vrai dire, elle a si peur de son mari qu’il lui arrive, parfois, de s’enfermer dans une pièce qu’il renonce généralement à ouvrir après plusieurs heures. Il ne la frappe pas, car il tient trop à son beau visage, alors elle profite. Même si elle sait qu’il n’hésitera plus, un jour, et qu’il frappera là où c’est invisible au reste du monde. Elle sait qu’elle a encore un peu de temps avant que sa belle-famille ne réclame un héritier, un enfant pour porter le nom des Dashwood. Pour qu’il se glisse, pour la quatrième fois depuis leur mariage, sous sa robe. Encore un peu de temps oui, mais si peu.

Elle repense à la mère de Hazel et à son ventre gonflé par le petit frère à naître, à la joie qu’elle voyait dans son regard. Qui ne brillera jamais dans le sien si elle doit porter l'enfant de cet homme. Elle regrette de ne pas avoir accepté les accusations de son ancienne amie, de l’avoir brûlée au visage et de l’avoir jetée en pâture à un village enragé. Car elle aurait aimé que Hazel souffre à sa place. Que ce soit elle, au fond, qui se retrouve dans le four, prête à être dévorée à tout instant par ce monstre au visage d’ange qui lui sert de mari et qui, dans une autre réalité, aurait pu être celui d’une autre blonde, d’une autre menteuse.

Elle en est là. Sur le bord du four. A hésiter entre se laisser tomber dedans ou y pousser la sorcière, puisqu’il n’y a plus d’Hansel à dévorer.


 
IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

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PS :Je pense qu'on voit déjà que je suis infiniment nulle pour les descriptions physiques ~

  
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Dernière édition par Elinor Dashwood le Jeu 17 Déc - 10:46, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mar 15 Déc - 17:53

Bienvenue à toi ! :heyhey:
Bonne chance pour ton histoire, on espère que tu te plairas ici.
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The Cheshire Cat
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The Cheshire Cat
Chester Winks
MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mar 15 Déc - 18:51

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ♥

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Jeremiah Saturday
MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mar 15 Déc - 18:54

La bienvenue dans notre Londres fantasmagorique ma chère. Une petite Gretel bien charmante ma foi, une petite fleur qui j'en suis sûr nous cache quelques épines. J'ai noté la petite référence à votre prénom, assez subtile, j'apprécie ces subtilités, mais je n'en ai pas moins hâte de lire la suite.

Bon courage dans l'écriture, que votre Muse vous porte.

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~ En lui vont pullulantes toutes les vilenies dont Nature l'emplit. ~
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MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mer 16 Déc - 15:20

Bienvenue !

Je suis amoureuse de ta reprise de Gretel *w* j'ai hâte de voir si elle et Wendy pourront s'entendre !

J'espère que tu te plairas parmi nous ❤
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Elinor Dashwood
MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Mer 16 Déc - 23:21

Je vous aime déjà ♥

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The Cheshire Cat
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Chester Winks
MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Jeu 17 Déc - 19:15



Tu es validé !



— Je ne vais pas mentir, quand j'ai vu le nombre de lignes que tu nous as pondu, mauvais modo' que je suis, j'ai un peu traîné les pattes avant de m'y mettre D8
Mais finalement ce fut très agréables à lire et de fait assez rapide ! J'ai craqué sur ton histoire, elle est trop bien ! Très bien construite et rebondissante    !

On tient quand même à souligner après un doute dans le staff, que le mariage à 16 ans n'était pas très bien vu, ça faisait parler. Mais vu les circonstances, ça semble correct, j'imagine qu'avec les événements dramatiques qui ce sont déroulés le mieux était d'en finir au plus vite, et de donner à Elinor un époux qui s'occuperait d'elle. Bref, rien de surprenant malgré tout.

C'est avec plaisir que tu es validée ! —


Tu peux maintenant aller rp sur le forum ainsi que sur la chatbox (sans en abuser). N'oublie pas maintenant d'aller réserver ton avatar, afin d'être unique en ton genre. Nous nous occupons d'ajouter automatiquement sur la liste l'origine de ton personnage s'il est réincarnation.
Si tu n'as pas encore de partenaire(s) en vue, tu peux faire une recherche rp et/ou de liens qui déboucherait éventuellement sur un topic. Ensuite, tu peux créer une fiche pour gérer tout ceci. Si besoin, tu peux demander un logement ou autres quand tu auras suffisamment d'haricots, et enfin mais surtout, si tu as des suggestions ou des questions, n'hésite pas à contacter l'administration.

Amuse-toi bien !

Le staff ~




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Cliquez et votez, merci :)
                 


Dernière édition par Chester Winks le Jeu 17 Déc - 19:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  Jeu 17 Déc - 19:17


J’aime beaucoup ta fiche. Vraiment. Je suis pleine de compassion pour la petite Elinor, et même pour la petite Hazel. Pauvres femmes. J’ai grimacé à son mariage si tôt, mais au final ça se tiens vu les circonstances. Après j’avoue que j’aurais aimé savoir si le père s’était empressé de se séparer de sa fille ou si c’était les Dashwood qui voulaient marier leur fils rapidement. Enfin bref, Elinor est une brave madame. Je l’aime bien.

EDIT: Doublée par un chaton. Soit èé
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MessageSujet: Re: Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood  

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Que brûlent les flammes qui m'aident à survivre ~ Elinor Dashwood

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