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 Elvira de Boutray / Pinocchio

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MessageSujet: Elvira de Boutray / Pinocchio  Ven 18 Mar - 17:37



I. DE BOUTRAY ELVIRA.

 

 • NOM : De Boutray
 • PRÉNOM : Elvira
 • NATIONALITÉ : Anglaise
 • ÂGE : 17 ans
 • SEXE : Féminin
 • ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle
 • MÉTIER : Jeune fille de bonne famille
 • SITUATION FINANCIÈRE : Aisée sans excès
 • OCCUPATIONS/PASSIONS : Lire, broder, jouer du piano, chanter ; mais par-dessus tout, sa jument.
 • GROUPE : Contes
 • HISTOIRE D'ORIGINE : Pinocchio, Pinocchio


 
II. LES DESCRIPTIONS.


 CARACTÈRE

 Sage • Docile • Calme • Discrète • Respectable • Réservée


Au premier abord, Elvira est une parfaite représentante de son sexe, de son époque et de son milieu. Elle est réservée, mais sans tomber dans la sauvagerie, toujours un pas derrière ses parents, parfaitement soumise à leur volonté, obéissante et raisonnable. Elle est modeste, ne cherchant pas à se mettre en avant, ni à attirer l'attention sur elle. Elle aime ce qu'il lui est convenable d'aimer, et évite ce qui ne l'est pas.

Toute sa vie a été martelée de ces principes. Lorsque sa tendre nourrice lui lisait des contes, elle lui enseignait que les personnages féminins mourraient de leur imprudence, d'avoir voulu sortir de leur rang et épouser un homme qui n'était pas pour elles, tandis que les princesses vivent heureuses lorsqu'elles épousent un prince choisi par leurs parents, ayant triomphé des épreuves imposées par leurs tuteurs, alors même qu'elles ne l'ont pas choisi. Les princesses ne connaissent pas le prince qui les réveillent d'un doux baiser, et pourtant c'est avec celui-ci qu'elles sont heureuses. Elvira a fait sienne cette philosophie, et pense que son bonheur futur ne peut être que dans le mariage et la famille.

La demoiselle est consciente de son rôle et de sa place dans la société, se marier et faire honneur à son époux, et elle s'attache à réaliser ceci du mieux possible. Son éducation est parfaitement assortie à cela. Elle joue du piano avec justesse, à défaut d'être une musicienne accomplie, et si sa voix n'a rien d'exceptionnelle, elle reste agréable à entendre tandis qu'elle chante, ce qu'elle aime à faire. De même elle se distrait à lire des romans ou de la poésie, à broder, à peindre des aquarelles très scolaires et formelles, convenables mais sans art véritable. A tout cela, il lui semble prendre du plaisir, mais un plaisir sage, sans éclat. Un plaisir respectable.

Il lui est un loisir, toutefois, qui n'est pas tout à fait assez féminin au goût de ses parents, c'est son goût pour l'équitation. En cela, elle montre un réel talent, et si elle eut été homme, sans doute l'aurait-on pousser dans cette voie. Mais elle est femme, aussi se contente-t-elle de sages promenades la plupart du temps. Mais elle a le droit, à son vif plaisir, de suivre son père lors des chasses à courre auxquelles il participe. Elle ne touche pas aux armes, bien évidemment, mais elle peut galoper, parcourir les sentes du gibier, et connaître l'excitation de la poursuite. Elle est néanmoins prudente, et prend garde à toujours demeurer un peu en retrait des hommes, à ne pas trop donner de la voix pour encourager sa jument ou les chiens de son père, à ne pas montrer cette agitation indécente qui la saisit.

Car la jeune fille falote, sans réelle personnalité, a appris à dissimuler ses sentiments, ainsi que tout ce qui n'est pas approprié à ce qu'elle doit être. Elle l'a appris dans la douleur, et ne l'oubliera pas. Elle est la parfaite marionnette de ses parents et de la société, poupée docile et maniable, car être autrement fait trop souffrir. A ses yeux, ce n'est qu'en étant une parfaite lady qu'elle pourra épouser quelqu'un qui soit digne d'elle, et devenir alors une femme accomplie, avec tout ce qu'elle associe à cette expression de bonheur, sans pour autant savoir ce que cela implique réellement. Elle voit sa mère, et sa sœur aînée, qui semblent parfaitement satisfaites, et pense donc qu'elle le sera aussi, si elle est sage...

Protégée, tenue à l'écart d'une partie du monde, Elvira manque singulièrement de discernement. Elle ne réfléchit guère aux conséquences à long terme de ses actions, se contentant de réagir à l'immédiat. Ceci se conjugue à une grande naïveté, la jeune fille accordant facilement sa confiance, pour lui attirer des ennuis qu'elle n'attendait guère, et face auxquels elle ne sait que faire. Il est aisé de la tromper avec un discours habile, ou de lui faire voir une situation sous l'éclairage que l'on souhaite. La lady ne manque ni de courage ni de bonté, mais elle manque de la lucidité qui permet de les appliquer à juste titre...



 PHYSIQUE


Debout face à sa psyché, la jeune fille frotte l'une contre l'autre ses mains gantées, tâchant de ramener un peu de chaleur dans ses doigts saisis par le froid extérieur. Corsetée, enfouie sous les innombrables couches de vêtements imposées par l'époque, il est difficile encore de distinguer grand chose de la personne prisonnière de cette vêture rigide, chaste et sobre, mais dont l'oeil exercé peut aisément deviner la valeur à de multiples détails. Le chapeau cloche, à la forme classique, est d'un brun puce profond, dépourvu des ternissures ou des bosselures qui menacent tant les couvres-chefs, tandis que les roses de tissu roux piquées dans son ruban taupe semblent tout juste cueillies. Ce chapeau, à n'en point douté, est neuf, ou d'une qualité certaine. Dans son ombre, on devine un visage fin, et les mèches échappées d'une chevelure de lin.

Les mains, gantées toujours, viennent détacher la capeline épaisse qui couvrent encore les épaules de la jeune lady, en laine épaisse du même brun que son chapeau, ornée d'une frange alezane et de broderies de même teinte. En dessous se trouvent l'immanquable robe corsetée, aux teintes assorties à ce qui la couvrait un instant auparavant, disant bien la famille assez aisée pour se permettre d'assortir les tenues de ses filles à tout les niveaux. Le corsage de coton indien est orné de dentelle plus claire, tandis que la jupe  à la teinte de réglisse s'évase par-dessous. Cette robe de promenade n'est déparée que par les quelques brins de paille qui y demeurent pris, bien insolite détail chez une jeune londonienne de bonne naissance. Déjà, on peut constater qu'elle est de taille moyenne, un peu moins d'un mètre soixante sans doute, dès qu'elle retire ses bottines.

Sans doute un peu réchauffée, elle retire ses gants, laissant voir les cicatrices qui marquent la peau fine et blanche de ses jointures. E relève sa main droite, pour dénouer l'attache de son chapeau, révélant sa chevelure de lin, sagement coiffée, et lisse comme de la soie. Malgré tous les efforts de sa chambrière, malgré les fers chauds qu'elle lui applique avec constance, jamais elle ne parvient à garder une cascade de boucles plus d'une paire d'heures. Et, encadré de cette masse  de miel clair, son visage se dévoile finalement dans le miroir qui lui fait face. Un visage juvénile et fin, au menton pointu, à la peau claire de qui prend grand soin de se protéger du soleil. Sa bouche petite garde un pli réservé, et son nez mutin accentue encore sa jeunesse. Le point le plus marquant de sa physionomie reste son regard chastement baissé. Ses yeux sont d'un vert de lagon, clair et transparent, lumineux comme du jade poli.

Sa voix claire se fait entendre, alors qu'elle hèle sa chambrière. Le bal de ce soir est d'une grande importance, lui ont dit ses parents, et il convient donc de n'être pas en retard, tout en se montrant digne de sa naissance. En attendant que le pas pressé qui se fait entendre dans les escaliers parvienne à sa chambre, elle pose son pied sur un tabouret bas et se penche autant que le permet son corset pour défaire les petits boutons de corne de sa bottine. Avec l'aide de la femme aux formes épanouies et à la tenue de domestique qui la rejoint, elle se débarrasse du reste de ses vêtements, ne conservant que sa chemise de corps. On peut alors constater la minceur sans excès de son corps, la finesse de sa taille, les formes encore marquées par l'adolescence qui se dessinent sous la mousseline blanche. Pas le temps, pourtant, de profiter de cette liberté temporaire, qui fait ses mouvements bien plus vifs et assurés, déjà un nouveau corset est serré autour de son torse menu, et elle passe une longue robe de taffetas parme. Il faut se presser !


 
III. L'HISTOIRE.


 


Le conte

Pinocchio était un pantin taillé dans une bûche magique par Gepetto, un vieil homme pauvre au grand cœur. Dès le début de sa vie, il joua de mauvais tours à celui qui pourtant l'aimait tel un père, mais peu à peu, il développa un bon cœur. Malgré cela, il demeurait un enfant entête et paresseux, préférant courir les champs plutôt que de s'instruire, mentant sans vergogne pour tenter d'éviter les ennuis. Mis lorsqu'il mentait, son nez s'allongeait. Plusieurs fois, son imprudence, son impertinence et sa naïveté lui valurent des ennuis, mais parfois son courage et son bon cœur suffisaient à l'en sortir. Jusqu'au jour où il fut joué par un duo de malandrins, qui le flouèrent et le pendirent. Il fut sauvé par celle qui deviendrait sa sœur tout d'abord, puis sa mère par la suite, une fée aux cheveux d'un bleu de nuit, sage et bienveillante.

Afin de pouvoir devenir un vrai petit garçon, et non plus un pantin à la tête dure comme le bois. Mais à nouveau il fut joué, guidé par sa paresse et son désir d'une vie facile, dédaignant les conseils de personnes plus sages que lui pour n'en faire qu'à sa tête. Ainsi se retrouve-t-il en prison, puis au service d'un paysan, avant de pouvoir regagner la maison de sa fée. Las ! Il n'y trouve plus qu'une tombe, celle-ci étant morte de chagrin suite à son abandon. Guidé par un pigeon, Pinocchio gagne le bord de la mer, afin de rejoindre son père parti à sa recherche, mais il arrive trop tard, et le voit chavirer lors d'une tempête, sans parvenir à le sauver, malgré tous ses efforts. Porté par les flots, il arrive cependant sur une île où il a le bonheur de retrouver sa fée, qui devenue adulte l'élève comme son fils. Afin de devenir un véritable enfant, il promet à nouveau de travailler à l'école et de bien se conduire, en échange de quoi la fée accomplira son vœu.

Mais, influencé par un mauvais camarade, il abandonne ses promesses pour partir dans un pays de rêve, où il n'y a ni école ni travail, seulement des jeux toute la journée. Au bout de quelques mois, pourtant, l'enchantement devint cauchemars, car il se transforme en âne, et est vendu tout d'abord à un cirque, et ensuite, estropié, à un homme désirant sa peau. Afin de ne pas avoir à le tuer, l'homme le jette à la mer pour le noyer, mais la fée veille toujours sur son enfant, et elle envoie un banc de bois dévorer l'âne, jusqu'à ce qu'il redevienne un pantin. Mais alors qu'il nage pour la rejoindre, Pinocchio est avalé par un terrible requin géant, à l'intérieur duquel il a la grande surprise de retrouver son père ! A force d'astuce et de courage, tout deux s'échappent de l’intérieur du requin, et regagnent l'île où les attend la fée.

Devenant enfin un vrai petit garçon, Pinocchio travaille dur pour subvenir aux besoins de cette famille qu'ils forment désormais.


Elvira

L'enfance

Ceux qui aujourd'hui connaissent Elvira seraient bien surpris s'ils devaient apprendre l'enfant qu'elle fut. Elle, si calme, si effacée, fut ce qu'il convient d'appeler une enfant terrible.

Durant sa grossesse déjà, sa mère, Lady Eleonore de Boutray souffrit grandement des coups que le fœtus agité pouvait lui infliger. De même l'accouchement se fit dans la douleur, et  la mère et la fille furent en grand danger. Fort heureusement, elles gardèrent la vie toutes deux, mais le médecin annonça à la jeune mère qu'Elvira serait son dernier enfant. Le baron  James et son épouse avaient déjà une fille et un fils, aussi la nouvelle ne fut pas aussi amère qu'on pourrait le penser.

Comme bien souvent dans les familles de ce rang, les premières années d'Elvira se passèrent dans la nurserie, la petite fille confiée aux bons soins d'une nanny qui devait lui apprendre à marcher, parler, être propre et toutes les bases de l'éducation d'un enfant. Et là encore, elle fut une enfant agitée, qui préférait courir que lire, qui voulait sortir plutôt que de jouer avec ses poupées, une enfant capricieuse et colérique. Mais elle était une petite fille, et son environnement se limitait à la nurserie, et au jardin bien délimité de la maison familiale.

Fort heureusement, elle y côtoyait encore Marjory, sa sœur plus âgée de quatre ans, et une grande tendresse les unissait. Ce fut elle qui, la première, parvint à assagir quelque peu celle qui était un véritable petit diable. Là où les fessées demeuraient sans effet, les larmes de sa sœur la touchaient sans qu'elle ne puisse s'en garder. D'autant que cette aînée, aussi parfaite qu'on pouvait l'espérer, n'hésitait jamais à prendre sur elle les punitions qui étaient destinée à la benjamine de la famille. En revanche, elle était bien moins proche de son frère Thomas, pourtant séparée de lui par seulement deux ans.

Elle se trouva donc très seule lorsque Marjory, à l'âge de douze ans, quitta définitivement le monde de l'enfance pour devenir une jeune fille accomplie, apprenant auprès de sa mère l'art et la manière d'être une parfaite épouse et une parfaite lady, tandis qu'Elvira, auprès de sa gouvernante, continuait son éducation d'enfant. Elle n'était pas idiote, et maîtrisa assez aisément l'écriture, la lecture et le calcul, ainsi qu'à jouer au criquet, se tenir correctement, manger avec élégance, monter à cheval avec distinction, et même talent... Tout ce qui faisait la base du savoir indispensable à une enfant de son rang. Cependant, elle préférait toujours se réfugier au sommet d'un arbre pour lire des contes, ou passer sous la haie du jardin de leur maison de campagne afin d'aller courir dans les bois, plutôt que de s'appliquer à ses études.

Une jeune fille bien née

Et puis un jour, la petite fille dut dire adieu à ses joujoux. Âgée de douze ans, et la dernière de la fratrie, sa mère décida que la gouvernante n'avait plus rien à lui apprendre, et qu'il lui fallait se charger désormais de l'éducation de sa fille. Après avoir versé ses derniers gages à celle qui s'était occupée de ses trois enfants, elle prit auprès d'elle sa benjamine. Mais elle s'aperçut rapidement que cette fille était bien différente de son aînée, et souvent Elvira fut confiée aux bons soins de la cuisinière, une femme vigoureuse qui maniait très bien la canne. Néanmoins, Lady Eleonore tenait à ce que sa fille soit auprès d'elle du matin jusqu'au soir. Elle lui enseignait le piano, l'aquarelle et la broderie, la bonne gestion d'une demeure, et l'emmenait avec elle lors de ses sorties, afin qu'elle devienne une jeune fille accomplie.

Mais en plus d'être dissipée, Elvira était extrêmement naïve, et cela manqua de lui coûter très cher.

Alors qu'elle accompagnait sa mère chez l'une de ses amies, elle fit la rencontre du frère de celle-ci, Lord Commercy, un homme d'une trentaine d'années, séjournant pour un temps chez son beau-frère et sa sœur. Tout au long de ce séjour, ils furent amenés à se rencontrer, et celui-ci traitait la jeune fille comme une enfant qu'il chérissait, lui offrant de petites babioles, rubans, bonbons, prétextant toujours qu'il aimerait avoir une aussi jolie fille. Mais sous couvert d'un rapport pseudo-paternel, qui endormit la méfiance de Lady De Boutray, il entreprit de séduire la demoiselle et de la mettre sous sa coupe. Jusqu'au jour où il parvint à la convaincre de sortir de sa chambre, en pleine nuit, en emportant avec elle tous ses bijoux.

Il lui avait fait les plus passionnés des serments d'amour, la persuadant des sentiments les plus fous et les plus sincères, tout en pleurant que jamais son père n'accepterait leur union. En effet, Marjory avait depuis un an déjà fait ses débuts dans la société, et Elvira ne pourrait en faire de même, et moins encore se marier, avant que son aînée ne le soit elle-même. Crédule, charmée, séduite, la naïve le crut, et suivit le plan qu'il lui avait soumis sans poser davantage de questions. Ce fut ainsi, par une nuit de juin claire et douce, qu'elle quitta la maison sur la pointe des pieds, vêtue de sa plus belle robe, et pourtant sans corset, n'ayant pu s'en équiper seule. Dans un sac, elle emportait tous ses bijoux, ainsi qu'un peu d'argent volé dans la réserve destinée aux domestiques pour les achats quotidiens.

Fort heureusement pour elle, le luxueux quartier de Mayfair n'était pas aussi désert qu'elle l'aurait cru à cette heure tardive. Un bobby zélé aperçut cette toute jeune fille qui rasait les murs et avançait avec prudence, et la prit tout d'abord pour un garnement des quartiers défavorisés venu se livrer à quelque rapine, et l’interpella immédiatement. Celle-ci se débattit, attirant à elle la curiosité d'un voisin sorti fumer sa pipe et qui la reconnut. Elle fut donc ramenée à sa famille, et contrainte de s'expliquer, sous les regards goguenards du policier et de son frère aîné, tandis que sa mère contenait à grand peine son humiliation. Mais cette honte était un bien moindre mal, ainsi qu'il le fut révélé par la suite. En effet, cette mésaventure attira la curiosité des autorités sur l'indélicat, car la méthode rappelait une bien triste affaire qui mettait la ville de Bristol en émoi. En effet, le cadavre d'une jeune fille avait été découvert près des docks, assassinée. Or, il s'agissait de la fille d'un comte résidant dans la ville, qui semblait avoir quitté seule sa chambre, emportant tous ses bijoux. Les similitudes entre cette affaire et la mésaventure de la benjamine De Bouclay étaient bien trop grandes pour que Lord Commercy ne soit pas inquiété, et l'enquête permit de conclure qu'il ne s'agissait en rien d'une coïncidence.

Le pensionnat

Suite à ceci, les parents d'Elvira décidèrent que leur fille avait besoin d'être prise en main, bien plus fermement que ne le pouvait Lady Eleonore. Elvira fut donc envoyée dan un pensionnat, loin de Londres. Un établissement religieux réputé pour sa rigueur et la qualité de l'éducation qu'il dispensait. Elle n'avait que treize ans lorsqu'elle partit, quittant le cocon familial avec ses rébellions, ses larmes et sa terreur de ce à quoi elle venait d'échapper.

La pension était une bâtisse vaste et isolée, en pleine campagne, dont les occupantes ne sortaient que pour les vacances. Les règles y étaient très rigoureuses, et les punitions corporelles fréquentes ; le courrier des jeunes filles était lu par les sœurs, qui décidaient ensuite de la pertinence de le faire envoyer ou non. Elle y découvrit une austérité comme elle n'en avait jamais connue, où les loisirs étaient des devoirs, où la prière et les coups devaient chasser le mal des jeunes filles avant qu'elles ne soient perdues. Fort heureusement, elle y trouva aussi l'amitié, auprès de Mary, la fille d'un baronnet, une demoiselle calme et réservée, à la longue chevelure brune.

Les sœurs savaient bien évidemment ce qui menait la jeune fille dans leurs murs, et son caractère dissipé poussa les religieuses à se montrer tout particulièrement sévères à son égard. L'un des châtiments les plus couramment usités était l'usage des « fingers cruff », et en luttant contre cette contention douloureuse, Elvira s'infligea des blessures profondes aux phalanges, qui lui laissèrent des cicatrices. Cependant, peu à peu, les coups et les privations eurent raison de son entêtement, conjugués aux tendres remontrances de Mary, qui l’exhortait à la raison au nom de leur amitié.

L'hygiène n'était pas suffisante pour une telle promiscuité, et les épidémies étaient fréquentes au sein des pensionnaires. Les sœurs prétendaient qu'il s'agissait d'un châtiment divin, envoyés pour les punir de mauvaises pensées ou de mauvaises actions. Elvira se montrait plutôt septique à ce sujet, jusqu'au jour où elle fut touchée, bien plus sévèrement qu'à l'accoutumée, par une forte fièvre, que rien ne laissait prévoir. Cette fois-ci, elle était la première atteinte par le mal, et Mary veilla sur elle avec une patience d'infirmière. Le temps qu'elle se remette, près de la moitié des occupantes du pensionnat était atteinte, sœurs comme pensionnaires. Mary fut touchée aussi, et elle ne s'en remit jamais. Elle fut l'une des très nombreuses victimes de cette épidémie, et sa mort brisa Elvira. Usant de ceci comme levier, les religieuses la convainquirent que son intempérance et sa mauvaise conduite étaient la cause de ceci, jouant du fait qu'elle ait été la première à tomber malade. Ceci sembla détruire la personnalité de l'adolescente, qui rongée de remord s'attacha à être exactement ce qu'on attendait d'elle.

Lorsqu'elle regagna le foyer familial, ses proches ne la reconnurent pas.

Une jeune lady

Ayant acquis enfin une éducation parfaite, Elvira quitta le pensionnat à l'âge de seize ans. Sa sœur aînée était sur le point de se marier, et il était temps pour elle de faire son entrée dans la société, devenue une jeune fille convenable et accomplie. Afin de fêter cet événement d'importance, son père lui offrit une jeune jument issue d'un grand élevage, une hunter de quatre ans parfaitement dressée. Car la présentation de la jeune fille se fit durant une chasse à courre, où son habileté à mener sa monture fit grande impression. Trouvant dans l'équitation son plus grand plaisir, Elvira passa depuis de nombreuses heures en compagnie de sa monture, nommée Marybel en hommage à son amie.

Depuis un an, la jeune lady est reconnue comme telle, et ses parents s'attachent à lui trouver un bon parti, qui ferait d'elle « une véritable femme ».



 
IIV. DERRIÈRE L'ECRAN.

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Dernière édition par Elvira De Boutray le Lun 28 Mar - 18:45, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Ven 18 Mar - 18:01

Re-bienvenue à toi ! *3*

Beau début de fiche, j'ai hâte de voir ce que tu nous réserves pour la suite ♥. Bon courage !
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The Cheshire Cat
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The Cheshire Cat
Chester Winks
MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Ven 18 Mar - 18:51

Rebienvenue ♥

Curieux de voir ce que ça va donner *-*

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Baron Samedi
Jeremiah Saturday
MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Ven 18 Mar - 19:31

La bienvenue petit pantin de bois, et j'approuve ce choix d'avatar, From Software au pouvoir.

Le choix du conte du pantin est audacieux, j'ai hâte de voir se dessiner ce charmant bambin désobéissant derrière votre demoiselle.


_______________________________________________________
~ En lui vont pullulantes toutes les vilenies dont Nature l'emplit. ~
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MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Lun 28 Mar - 18:28

Re Bienvenue !!!!!

Ta fiche est superbe, comme l'avatar **
J'attends juste un peu avant de te valider, car j'aimerais que tu modifies le passage au début de ta fiche, où tu parles des contes. Le contexte précise bien que les livres des contes que l'on connait aujourd'hui ne sont pas, ou très peu, connus dans RoM. Le plus simple me semble de ne simplement pas citer les noms des personnages, mais je te laisse juger.

Une fois que c'est fait, préviens moi et je te valide o/
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MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Lun 28 Mar - 18:46

C'est fait ! J'avais choisi des contes connus en 1885, mais j'avais zappé qu'en cela RoM différait, pardon ^^'
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MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Lun 28 Mar - 18:46

Re-bienvenue parmi nous ! Et avec une très jolie fiche en plus ::pom::
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MessageSujet: Re: Elvira de Boutray / Pinocchio  Lun 28 Mar - 19:48



Tu es validé !



— Bravo *\o/*
Ton perso est vraiment super, son histoire intéressante (pauvre petite je veux lui faire un calin et la protéger) et et bien sûr, ton style est toujours très cool **
J'ai hate de voir ce que cette enfant va donner dans notre belle ville ! —


Tu peux maintenant aller rp sur le forum ainsi que sur la chatbox (sans en abuser). N'oublie surtout pas d'aller tout de suite réserver ton avatar, afin d'être unique en ton genre. Nous nous occupons d'ajouter automatiquement sur la liste l'origine de ton personnage s'il est réincarnation.
Si tu n'as pas encore de partenaire(s) en vue, tu peux faire une recherche rp et/ou de liens. Ensuite, tu peux créer une fiche de lien pour gérer tous tes nouveaux copains. Puis, si besoin, tu peux demander un logement quand tu seras bien lancé(e). Tu as la possibilité t'inscrire sur la liste des métiers si tu es commerçant(e) ou médecin. Si tu fais parti d'un organisme particulier, comme par exemple Scotland Yard ou le Palais des Fleurs, tu y seras ajouté automatiquement.
Et enfin mais surtout, si tu as des suggestions ou des questions, n'hésite pas à contacter l'administration.

Amuse-toi bien !

Le staff ~



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