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 ~ Your love is a cathedral ~

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MessageSujet: ~ Your love is a cathedral ~  Sam 7 Mai - 13:08



   
I. ISOBEL KERNWALL.

   

    • NOM : Kernwall
    • PRÉNOM : Isobel
    • NATIONALITÉ : Irlandaise
    • ÂGE : 25 ans
    • SEXE : Féminin
    • ÉTAT CIVIL : : Mariée
    • MÉTIER : Duchesse de Cornouailles
    • SITUATION FINANCIÈRE : Aisée
    • OCCUPATIONS/PASSIONS : La science, la botanique, l’équitation, le tir, les vieux livres, les bottes et les chapeaux, les mondanités.
    • GROUPE : Légendes
    • HISTOIRE D'ORIGINE : Tristan et Iseult / Iseult


   
II. LES DESCRIPTIONS.


    CARACTÈRE

   
Excentrique • Iconoclaste • Orgueilleuse • Volontaire • Curieuse • Indépendante • Perverse


   
Enfant, elle était calme et discrète en société, au point qu’on l’oubliait rapidement sitôt saluée. Les choses en vont tout autrement aujourd’hui. Que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la Duchesse ne laisse en général pas indifférent.

Bien que son visage la fasse croire tout droit sortie d’un tableau, les cercles chics de Londres la connaissent plus pour son franc-parler que pour sa sagesse. Derrière l’élégance irréprochable de ses tournures de phrases, la demoiselle a des avis bien tranchés sur nombre de sujets et semble prendre grand plaisir à les exposer aux plus susceptibles de s’en offusquer, enrobant ses mots de juste assez de miel pour en souligner le venin. Toutes ses paroles audacieuses ne reflètent pas forcément son jugement véritable car son goût de la provocation l’emporte souvent sur sa sincérité. Mais s’il est un cheval de bataille qu’elle enfourche avec une pugnacité sans cesse renouvelée, c’est bien celui de sa condition.

La Duchesse n’est pas particulièrement féministe, son égoïsme et sa noble naissance l’empêchant d’élargir ses revendications à l’ensemble de son sexe. De plus, elle n’entend pas révolutionner entièrement son statut, être femme de Duc et à l’abri du besoin lui convenant parfaitement, en outre parce que son mari cède à presque toutes ses folies. Mais elle sait ce qu’elle vaut et n’a de cesse de le clamer. Les plus méprisants diront que son orgueil parle pour elle et n’auront pas nécessairement tort. Toutefois, même sa haute opinion d’elle-même ne l’empêche pas de rester lucide quand à ses capacités et c’est cette certitude qui nourrit son combat. Car la Duchesse est libre et entend bien le rester, envers et contre tous les carcans que la société voudrait lui imposer. Elle refuse d’être traitée en poupée fragile ou en bien matériel, n’a besoin de personne pour prendre les décisions qui la concernent et entend réclamer la reconnaissance à laquelle elle estime avoir droit. En substance, cela se traduirait surtout par le fait de pouvoir manier le pistolet, étudier la science, publier des articles (ce qui lui a toujours été refusé) et, pour l’amour du ciel, s’habiller comme elle l’entend sans avoir besoin d’éternellement se justifier face à l’indignation du reste du monde. Sur tous ces points, elle est capable d'autant sinon de mieux qu'un homme.

Cette violence de position n’est bien sûr absolument pas appréciée par ses pairs et, sans la bienveillance de son mari, la Duchesse sait qu’elle verrait bien plus d’obstacles se dresser sur son chemin, qui est déjà bien tortueux. L’on dit d’elle que c’est une débauchée qui cumule les amants (bien que personne ne puisse en citer un seul), que ses expériences ont certainement affecté sa santé mentale, qu’elle mènera son époux à sa perte et sera sans doute une mauvaise mère, si tant est qu’une femme aussi peu féminine soit capable de concevoir. Qu’à cela ne tienne, l’opinion publique n’est rien face à une volonté inébranlable comme la sienne. On peut lui reprocher bien des choses mais certainement pas sa bravoure et sa constance de roc face à l’adversité. De fait, elle a appris à se servir d’une arme par ses propres moyens et réfléchit sérieusement à un nom de plume pour envoyer le résultat de ses études à la Royal Society dont elle dévore avidement chaque publication. Sa réputation fascinante suffit à lui attirer les curieux, les admirateurs et les autres excentriques de la cour pour agrémenter son cercle social. Ceux qui s’accommodent de son caractère découvriront ainsi une personne intelligente et raffinée, pleine d’esprit et de surprises, et parfois même d’attention ou de sympathie. Ces personnes-là lui suffisent amplement. Encore que, ce dernier point n’est pas tout à fait exact.

Outre sa passion pour la science, ses tirs qui font mouche et sa scandaleuse tendance à préférer les pantalons aux jupes en certaines occasions, la demoiselle est nantie d’un autre vice, plus discret que les autres mais tout aussi obscène : son goût pour l’étrange, le dangereux et le morbide.  Jamais elle n’en fera mention en société, bien entendu. Si elle étale ses autres frasques de provocante façon, c’est en partie pour distraire l’attention de ce dernier penchant. Ainsi, nul ne sait que la Duchesse est une spectatrice régulière des procès et exécutions, de la morgue parfois mais surtout du freak show, dont la farandole de monstres et de bizarreries la subjugue. De même, elle ne peut s’empêcher de s’aventurer dans des endroits périlleux pour sa condition, non par amour du petit peuple mais plutôt de sa disgrâce elle-même. Les rumeurs ont raison de la traiter de dépravée mais cette perversion se situe dans son attrait pour la laideur et la brutalité qui explique lui aussi ses continuelles bravades, souvent de simples trompe-l’œil. Bien qu’elle sache parfaitement se montrer hautaine ou méprisante, la Duchesse est trop égoïste pour se repaître du mal fait à ses semblables. Mais il est impossible de nier que, inconsciemment, seul ce qui peut la détruire ou la souiller l’attire, dut-elle d'abord l’aiguillonner...


    PHYSIQUE
   

   
Si son caractère et ses passe-temps sont loin de faire l’unanimité, il est tout même un terrain d’entente pour ses partisans et détracteurs : sans l’ombre d’un doute, la Duchesse est belle. Son mètre soixante ne la fait pas sortir du lot de la gent féminine, mais bien peu passeront près d’elle sans qu’elle n’accroche leur regard. Le grenat et l’ivoire qui s’entremêlent, se caressent et s’affrontent forment de tels contrastes sur la partition de son corps que l’harmonie qui en résulte fascine.

Est-ce l’oriflamme de sa chevelure déroulant son cuivre en fusion jusqu’à ses cuisses, dont les volutes vermeilles se teintent de sang dans la pénombre ? Ou bien le voile opalin de sa peau de lait, qu’elle garde si précieusement du soleil ? Ou encore la gracilité de ses membres, la finesse de ses longues mains qui captive l’œil comme l’orfèvrerie capture et magnifie la lumière ? Certaines âmes romantiques se plaisent à penser que c’est la magie d’Irlande qui confère ses reliefs à sa beauté mais elle est la première à en rire ouvertement. Elle rit toujours de toutes les croyances qui courent autour de son île natale. Selon ses propres mots, son visage doit beaucoup plus à elle-même qu’à une quelconque féerie.

Ce sont ses sourires aussi galants que fiers qui donnent leur saveur à l’ourlet sensuel de ses lèvres corail. C’est la distance vaporeuse qui pare ses regards qui rendent aussi perçants ses yeux de velours brun aux longs cils de biche. C’est l’harmonie secrète de sa silhouette, ses seins ronds, fermes et frémissants, le doux vallonnement de sa taille mince, la ligne sinueuse de ses hanches et le galbe lascif de ses cuisses, en somme tout ce que l’on ne peut voir qui confère son éclat à la nacre de ses traits. Et la demoiselle est de fait très habile à masquer ses charmes sous de beaux vêtements. La situation financière d’une Duchesse de Cornouailles étant généralement des plus confortables, elle dépense en effet sans compter non seulement pour rester à la pointe de la mode mais également pour satisfaire ses inclinations personnelles.

Ainsi, elle préfère les jupes et bustiers séparés aux robes tout d’une pièce, les perles et les métaux précieux plutôt que les gemmes, les couleurs chaudes et vives et les motifs floraux, les larges décolletés découvrant ses épaules lors des bals, et les chapeaux arborant fleurs et plumes. Toutefois, elle ne s’applique à être un modèle de bon goût que pour mieux le transgresser lorsque l'envie l'en prend : aujourd'hui encore, la jeune Duchesse fait scandale lorsqu'on la voit chevaucher dans la campagne revêtue de pantalons d’hommes ! Car elle les trouve plus pratiques pour monter à cheval comme elle l’entend (certainement pas en amazone…) et en porte également lors de ses escapades secrètes au freak show ou dans les bas quartiers. Pour autant, loin d’elle la pensée de se travestir. Elle est très heureuse d’être une femme et ne cherche pas le moins du monde à le cacher. Elle souhaite simplement s’habiller comme elle le souhaite et met quiconque au défi de l’en empêcher.


   
III. L'HISTOIRE.


   

Fées invisibles qui dansez dans le vent, de votre chant silencieux courant dans la bruyère, contez-moi l’histoire de la fille du roi d’Irlande et du chevalier gallois, qui tombèrent l’un par l’autre dans les flammes de l’amour.

Contez-moi Tristan de Loonois, qui quitta le Pays de Galles pour servir le roi Marc de Cornouailles, et qui bientôt devint son chevalier le plus brave et son fils selon son cœur. Celui qui fut le champion de son suzerain dans la paix comme dans la guerre et vainquit pour lui le Morholt, beau-frère du roi d’Irlande, afin que plus jamais son peuple ne traverse la mer pour piller les récoltes et abattre les châteaux. Celui qui, pour prix de sa bravoure, fut blessé par la lame perfide du géant versant dans sa plaie un poison sans remède.

Contez-moi comment le roi, pour sauver son beau neveu, le plaça dans une barque et le poussa sur les flots vers les rivages irlandais, dans l’espoir que ses ennemis puissent réparer le mal qu’ils avaient causé.

Contez-moi Iseult la blonde, princesse des vertes landes et nièce du Morholt, qui recueillit le gisant et le sauva de la mort par le pouvoir d’herbes magiques et de potions secrètes. Et tout ce qui s’en suivit…

Je veux savoir la joie du roi Marc au retour de celui qu’il aime comme un fils, la jalousie de ses barons qui le pressèrent de prendre femme pour ne point voir un gallois sur le trône de Cornouailles et le subterfuge du roi qui réclama pour épouse la fille de son ennemi par-delà la mer.

Je veux savoir la dévotion du preux Tristan, reparti en Irlande pour conquérir Iseult au nom de son souverain, les pensées de la princesse qui enterra sa rancœur pour apporter la paix entre les deux royaumes et l’émoi de la reine qui confia en secret à une jeune servante une potion d’amour, afin que sa fille ne souffre pas en mariage de l’âge de son époux.

Je veux savoir comment, sur la mer capricieuse, la fortune versa dans la coupe de Tristan la liqueur merveilleuse que but aussi Iseult, et la joie accablée des beaux jeunes amants s’éveillant à l’amour dans l’amère trahison.

N’oubliez pas le silence et la duplicité dont ils couvrirent leur idylle, revenus en Cornouailles, et cachèrent au roi Marc qui les aimait tout deux la double tromperie dont il était victime. Et aussi les ruses des barons pleins de fiel pour faire tomber Tristan et disgracier l’irlandaise, révélant leur union aux yeux de toute la cour.

N’oubliez pas la rage et la douleur du bon roi qui condamna à mort ceux qu’ils chérissaient, livrant son neveu à la hache du bourreau, et sa trop belle épouse aux flammes du bûcher. Mais encore l’astuce dont fit preuve le gallois pour défaire ses entraves et emporter son amante dans la forêt du Morrois qui trois ans les cacha de la fureur de Marc.

N’oubliez pas comment, au bout de ces années, la passion des débuts s’amoindrit peu à peu et amena l’épée du chevalier gallois à séparer le sommeil des amants assagis. Et la stupeur du roi lorsqu’au cours d’une chasse, il les découvrit et les pensa vertueux, leur laissant son anneau et sa lame à pommeau d’or en signe de pardon.

Dites-moi le retour des bien-aimés de Marc, et dedans son cœur joie et peine mêlées de reprendre Iseult à son bras et congédier Tristan de sa cour, pour y faire taire les langues perfides.

Dites-moi l’exil du chevalier qui respecta le vœu de son seigneur, partit sur la mer jusqu’en Bretagne où il prit femme pour faire le deuil de son amour, sans que la tristesse ne consente à quitter son cœur.

Dites-moi les années passant sans que Tristan n’oublie Iseult et qu’Iseult n’oublie Tristan, jusqu’à ce que la guerre blesse à nouveau le gallois qui demanda à revoir une dernière fois sa belle.

Souvenez-vous du chevalier agonisant, placé comme autrefois sur un navire cinglant au nord, priant sa femme de hisser la voile blanche tant qu'il est en vie et de guetter la côte dans l’espoir que la reine réponde à l'appel.

Souvenez-vous l’épouse blessée qui, voyant la blonde silhouette de sa rivale attendre sur la falaise, sentit la jalousie percer son tendre cœur et mentit à Tristan, annonçant que personne n’était venu et lui causant telle douleur qu’il en mourut aussitôt.

Souvenez-vous d’Iseult voyant poindre à l’horizon la voile charbonneuse, deviner le sort de son aimé défunt, et dans un cri de douleur se jeter dans la mer. Et pour les deux corps sans vie que l’on ramena en Cornouailles, de l'unique tombe que le pauvre roi Marc fit faire en grand deuil pour ne plus séparer ceux qui s'étaient tant languis de leur amour mortifère.

Fées invisibles qui dansez dans le vent, de votre chant silencieux courant dans la bruyère, contez-moi les amants maudits qui consommèrent leur passion malheureuse, et tombèrent l’un par l’autre dans les bras de la Mort. Et du fil déroulé de vos voix enchanteresses, laissez-moi broder une nouvelle histoire…



Vert, ondoyant sous le vent qui balaie le jardin. Luxuriant et prolifique, on le croirait vierge de la main de l’homme quand on passe aux abords de la demeure ancestrale des Morholt, non loin d’Enniscorthy. C’est Grace Mac Lochlainn, née Morholt, qui l’a voulu laisser ainsi, aussi naturel que possible, afin que les fées ne désertent point l’endroit. Elle est toujours fière lorsqu’elle découvre, au hasard de ses promenades dans les allées tortueuses, des champignons poussant en cercle parmi les bosquets. Lorsque l’on descend d’un ancien roi d’Irlande, il importe de conserver la protection du peuple invisible. C’est pourquoi elle a préféré ce château reculé à leur manoir de Wexford pour donner la vie.

Autrefois simples marins, aujourd’hui puissants armateurs, les Mac Lochlainn n’ont que peu à envier aux nobles qui viennent les voir pour affaires. Nombreux sont les navires quittant les ports du comté de Wexford en leur nom pour l’Europe, les Indes et les Amériques. Innombrables sont les richesses qui transitent sur les mers par leur flotte. Et bien que Luke Mac Lochlainn ne partage guère les superstitions de son épouse sur les elfes et les leprechauns, rares sont leurs bâtiments à essuyer ne serait-ce qu’un naufrage. Leur commerce est florissant, leur nom respecté et bien qu’ils soient aux yeux de la noblesse de simples roturiers plus riches que les autres, ils n’en règnent pas moins sur la côte sud de l’Irlande. Grace se soucie peu de tout cela. A l’inverse de son mari, elle s’accommode parfaitement de ne pas avoir donné le jour à un garçon. Dans la chaleur de juin qui préside à ses relevailles, elle admire à l’envie sa fille en compagnie de son frère, et tous deux plaisantent de la vigueur des pleurs que l’enfant sait faire entendre, présageant un caractère bien plus affirmé qu’il ne sied à une demoiselle…


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Rouge, roulant tous ses feux sous le soleil clair du printemps. Profitant sans le savoir d’une liberté que le corset ne bride pas encore, la fillette court à perdre haleine dans le jardin, la joie colorant ses joues plus sûrement que l’exercice et l’air vif de la campagne. La bannière cuivrée de sa chevelure flottant derrière elle, elle passe et repasse entre les troncs fins d’un bosquet de noisetier, à la recherche d’une cachette tout en prenant soin de rester visible. Nul brin d’herbe du parc n’a de secret pour elle. Sage et éteinte lorsqu’elle séjourne dans le manoir citadin, chacun de ses retours dans le fief de ses ancêtres la ramène à la vie, libère la fougue et la gaieté qu’elle garde enclose en son cœur le reste du temps.

C’est ici qu’elle peut le mieux échapper aux leçons qui lui déplaisent, qu’elle apprend à monter à cheval autrement qu’en amazone, que les haies de prunelliers forment des dais acérés pour protéger les secrets et les rires qu’elle partage avec Breena, sa sœur de lait. C’est ici que sa mère adorée lui tresse les cheveux de brins de chèvrefeuille tout juste cueillis sur les murs de pierres, qu’elle lui enseigne le nom des plantes et des fleurs avec son sourire de velours et la braise de sa voix, que ses beaux yeux de schiste noir retrouvent leur plus gracieux éclat. C’est ici que parfois il lui semble voir briller les ailes translucides des fées dans la rosée du matin. Dans le reste du monde elle est absente, comme si elle en regardait la marche sans parvenir à en faire vraiment partie. Mais ici, les choses sont différentes. Il n’y a qu’ici qu’elle parvient à oublier le contretemps de son existence et à retrouver, pour un moment, sa place dans l’harmonie. Cette terre est la sienne, corps et âme. Chaque souvenir heureux l’y attache et la nourrit comme autant de racines.

Dans sa course éperdue à travers le verger, l’enfant est poursuivie par une ombre aussi gigantesque que bienveillante, animée de gros cris joyeux. Et quand sa fuite entre les arbres finit par lui donner le tournis, ce sont deux mains grandes comme des battoirs qui attrapent son frêle corps avant qu’il ne perde l’équilibre pour la soulever et la lancer en l’air. La fillette éclate d’un rire plein d’allégresse, se grisant de la force et de la tendresse de son oncle, admirant sa large face franche, sa chevelure et sa barbe flamboyantes, sa bouche d’homme avide de tous les plaisirs. Aux yeux de tous, Sir Gregor Morholt est une brute de plus de six pieds qui n’a de noble que le nom, aussi noceur et paillard que les vikings dont il se vante de descendre, qui n’a accepté de marier sa sœur à un (riche) roturier que pour remplir les coffres qu’il a lui-même vidés. Peut-être y a-t-il du vrai dans tout ceci. Mais l’enfant comme le géant s’en moquent.

Pour lui, qui n’a jamais pris femme ni engendré d’héritiers, la fille de sa sœur est le plus beau cadeau que Dieu lui ait fait, celle qui l’aime sans réserve et sans se soucier de son non respect des convenances. Pour elle, le frère de sa mère est le premier homme à s’être penché sur son berceau et à prendre place dans son cœur. Il est celui qui est toujours heureux de la voir et de jouer avec elle, qui lui apprend à tenir en selle sur son poney gris, qui écoute ses histoires et lui raconte les siennes lorsqu’elle prend place sur ses genoux, et le seul qui encourage en elle les ferments de bravoure dont tous les autres pensent qu’ils ne siéent pas à une fille. Mais surtout, il est le seul homme auprès duquel elle voit sa mère sourire avec sincérité et cela suffit pour que le nom d’oncle résonne à ses oreilles bien plus tendrement que celui de père…


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Gris, pierres de taille poudrées de cendre. Lady Grace lui a dit de se presser mais Breena n’en fait rien. Ce n’est pas nécessaire. Les cachettes d’enfance n’ont pas de secret pour elle non plus et elle sait exactement où chercher. Alors qu’elle s’engage dans les allées du jardin vers le bosquet de noisetiers, elle ne peut s’empêcher de remarquer à quel point la lumière est vive, si vive et si froide qu’elle semble avoir dépouillé le monde de ses couleurs. Elle presse alors le pas pour s’enfoncer dans la futaie, jusqu’à l’endroit où les troncs forment des bouquets si denses qu’il est difficile de voir au travers.

C’est là, dans l’un de ses îlots protecteurs qu’elle trouve la jeune fille recroquevillée, sa robe rose pâle elle aussi ternie par le voile de lumière cendrée qui s’est posée sur les terres endeuillées des Morholt. Se faufilant dans l’abri d’écorce, Breena saisit délicatement les mains crispées sur les genoux tremblants. Les doigts fins s’entremêlent et l’adolescente aux cheveux roux relève son visage de madone durci par le chagrin, les larmes de ses yeux bruns emportant dans leur sillage les rondeurs de l’enfance. Sans se parler, elles partagent leur peine.

Sir Gregor Morholt est mort, tué en duel par un lord anglais. La nouvelle, parvenue tout à l’heure par son témoin, a fait tomber une chape de plomb qui arrête le temps et noie les couleurs. Le géant si brave, le frère adoré, l’oncle chéri et aimé comme un père n’égayera plus la demeure de son rire. On n’entendra plus résonner son pas sur les dalles de pierres, son immense silhouette couronnée de roux n’illuminera plus de sa présence le jardin et seule sa dépouille diminuée, rabougrie, défigurée par la main de la Mort viendra désormais reposer dans le caveau ancestral des Morholt, qui semblait pourtant trop petit pour avaler un tel homme. Tout cela à cause d’une stupide querelle d’honneur dont les deux jeunes filles ignorent tout. Elles savent juste le nom du meurtrier : Tristan Loonoy, un obscur baronnet du Pays de Galles, neveu du duc de Cornouailles.

Peu à peu, la peine reflue sur le visage de l’orpheline, remplacée par une haine qui aiguise ses traits et assombrit son regard. D’une voix basse et métallique, ses doigts toujours mêlés à ceux de sa compagne, elle veut lui jeter un sort. Breena est fille de druide, sa mère et sa grand-mère sont un peu sorcières et ôtent la douve et le feu par le toucher. Elle hésite. Elle connait bien quelques formules qu’on lui a apprises étant petite mais n’a pas de pouvoir magique, et même sans cela devine le danger de cet acte mauvais. Mais sa sœur de lait insiste, ordonne, refuse de la lâcher tant qu’elle n’a pas accepté et Breena, devant tant de colère, finit par céder. Pour rendre la paix à son amie, elle maudit Tristan Loonoy et prie Dieu de la pardonner. La jeune fille, elle, semble aussitôt plus sereine et retrouve le calme sombre du deuil. Désormais, ni le pardon ni l’oubli ne viendront souiller la mémoire de son oncle bien-aimé.


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Bleu, acier miroitant froidement sous le ciel, son miroir. L’orage qui a frappé la baie de Wexford toute la nuit durant a beau être passé, la mer et la côte en portent encore les stigmates. Les flots ondulent d’éclats métalliques et le couvercle des nuages gris ne laisse passer la lumière qu’à contrecœur, la dépouillant de toute chaleur. Las de ce spectacle morose, Luke Mac Lochlainn se détourne de la fenêtre et de la rumeur du port mais sait déjà qu’il ne parviendra pas à travailler aujourd’hui. Sans cesse ses pensées reviennent vers sa fille. Lui qui n’a que peu l’habitude de songer à elle, il est surpris de constater à quel point il se rappelle précisément de son visage. Alors qu’il l’a à peine aperçue depuis son retour de pensionnat, c’est tout juste s’il ne la voit pas surgir dans son bureau, une boucle de ses cheveux rendus carmins par la pénombre folâtrant sur sa peau de lait, échappée de son chignon. Elle a beau être encore jeune, la ciselure de ses traits annonce une beauté d’œuvre d’art, distante et chimérique. Luke récupère d’un geste sec son nécessaire à pipe sur son râtelier à l’évocation de cette image. Que de soucis lui cause cette enfant…

Sa fougue infantile, loin de s’assagir, s’est muée en une volonté farouche et un goût du défi qui tourmentent la paix du foyer tout entier. Comment expliquer autrement les intérêts si peu féminins qu’elle affiche, cette tocade pour la science et toutes ses expériences farfelues, son goût douteux pour les découvertes étranges, sa fascination pour le tir et les armes à feu qui le met en rage rien que d’y penser ? Gamine insolente... La mort de son oncle l’a complètement décervelée. Si au moins elle avait été du sexe fort… Il n’y a rien de bon à tirer d’une femme aussi indocile, même pas un mariage convenable. Et pourtant…

Saisissant à nouveau la lettre qu’il a reçu d’Angleterre ce matin, il la lit et la relit, pensif. Lord Mark Kernwall est une connaissance, un bon client. Pas tout à fait un ami depuis que son neveu a tué en duel le frère de sa femme mais Luke est un homme pratique et, outre le fait qu’il n’ait jamais apprécié Feu Sir Gregor, il est sage pour un commerçant avisé d’entretenir ses relations avec le Duc de Cornouailles en dépit des rancœurs. Or, voilà que ce dernier lui propose un rapprochement familial, une façon polie et ampoulée de demander sa fille pour épouse. Ce n’est pas un mariage convenable. C’est une occasion inespérée. Que son aînée devienne Duchesse de Cornouailles et aussitôt le rêve si longtemps caressé de voir son nom anobli par Sa Majesté devient possible, presque palpable.

Quelques appréhensions le retiennent encore, notamment l’âge du Duc qui pourrait facilement être lui aussi le père de celle qu’il demande pour femme et surtout le caractère de cette dernière, bien capable sur un caprice de tuer le projet dans l’œuf sans l’ombre d’un remord. En fait, il est même certain que jamais elle ne consentira à intégrer sans mot dire la famille de celui qui tua son butor d’oncle. Cependant, ses réserves ne font pas long feu. Dès qu’il a terminé sa pipe, les yeux fixés sur le dos écaillé d’argent de la mer d’Irlande, Luke Mac Lochlainn revient à son bureau et prend du papier à en-tête pour rédiger sa réponse à Lord Kernwall. La peste soit des humeurs de sa fille. Il est temps qu’elle se plie pour de bon à son autorité, qu’elle le veuille ou non, comme il sied à une femme. Duchesse de Cornouailles… Dieu soit loué, dans son infinie sagesse, pour la bénédiction de cette union.


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Blanc, plissement immaculé et soyeux sur les palpitations d’une gorge nouée. Lord Kernwall traverse sa demeure à grands pas, en direction du jardin. La tête haute, il essaye de rester aussi digne que possible, mais la raideur de sa démarche témoigne de son agacement à ceux qui le connaissent, et surtout à ceux qui le voient quitter ainsi la salle de réception et arpenter les allées. Il ne les entend pas mais voit distinctement dans les regards les commentaires sidérés, moqueurs, méprisants, tout comme il lit déjà les gros titres de la presse mondaine du lendemain. La honte lui brûle le cœur et échauffe sa colère.

Cette fois, c’en est trop. Elle est allée trop loin. Peu importe qu’elle soit son épouse, celle qui le fascine par sa beauté, sa jeunesse et son charme vénéneux. Peu importe qu’il lui ait déjà passé nombre de ses excentricités pour se faire pardonner son peu d’ardeur envers elle et le temps qu’il manque à lui consacrer. Peu importe même qu’il l’aime comme il ne se savait pas capable d’aimer une femme, lui Mark le gauche, l’austère, le sobre Duc de Cornouailles, bien plus à l’aise sur ses terres battues par les vents et la mer, dans ses châteaux de Lanteen ou de Tintagel que dans l’étourdissante et perfide capitale. Aujourd’hui, il doit punir l’affront qu’elle vient de lui faire en public.

Il la retrouve abritée sous un bosquet de cornouillers, lui tournant résolument le dos et les mains crispées, tremblantes sur ses bras croisés. Il s’étonne une fois de plus de ce que sa femme préfère le jardin à sa chambre pour y ruminer ses humeurs féminines mais ne démord pas de sa résolution et lui ordonne de lui faire face, de s’expliquer sans pour autant lui en laisser le loisir. Est-ce là une façon bienséante de traiter Sir Loonoy, son propre neveu, qui ne faisait que lui présenter ses hommages le plus courtoisement du monde ? Est-elle donc folle d’agir ainsi devant tous leurs invités ? Réalise-t-elle le déshonneur dans lequel elle le plonge, au vu et au su de Londres toute entière ?

Il tempête, s’emporte dans son rôle de mari bafoué, l’accable plus qu’il ne le voudrait de tous les torts. La bravade de son silence, la froideur minérale de son regard orageux brûlent plus encore son orgueil blessé et il s’entend bientôt brandir les pires menaces pour laver cet outrage. Il ne sera pas dit que le Duc de Cornouailles est un faible ou un pleutre et qu’il laisse son épouse le mener à la baguette. Ainsi, en punition de son audace, il lui commande de se retirer dans le plus reculé de leur manoir, dans la forêt de Morrois, le temps que la cour oublie cette affaire. Et, sous son regard sidéré, la jeune femme refuse.


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Noir, droit et altier dans l’élégance d’une coupe luxueuse. Debout devant le miroir des appartements qu’on lui a prêtés pour se changer, Sir Loonoy achève d’ajuster sa lavallière. Après un bon rinçage à l’eau claire, sa coiffure n’est pas trop déplorable et les domestiques de son oncle sont parvenus à lui trouver des vêtements. Il est à nouveau parfaitement présentable. Dans quelques minutes, il pourra redescendre parmi les invités et combattre à coup de traits d’esprit les remarques qu’il essuiera fatalement pendant plusieurs jours après sa mésaventure. Mais pas tout de suite. Auparavant, ses yeux s’attardent sur son reflet et contemplent l’image de la Duchesse qui s’y superpose. Sa chevelure de cuivre sombre, sa peau ivoirine, ses mains tremblantes sur son verre et ses yeux étincelants de tous leurs feux...

Il savait à quoi s’attendre, il connaissait les risques et, en accord avec son oncle, il a patiemment attendu dans son fief du Pays de Galles que le mariage se fasse, se tasse, endorme peut-être l’amertume qu’elle pouvait nourrir à son sujet. Rien n’y a fait. Dès qu’elle entendit son nom, sa haine fut sans doute aussi vive et immédiate que si son duel d’avec Feu Sir Morholt s’était déroulé la veille. Mais que cela ait été de stupeur, de rage ou de peine, jamais encore il n’avait vu d’émotions aussi intenses dans le regard d’une femme. Un trouble si grand qu’il l’a ressenti lui aussi, son cœur soudain dilaté par cette première rencontre. Et même s’il sait que c’est illusoire, il ne peut s’empêcher de chercher sur ses lèvres, dans le goût du vin qu’elle lui a jeté au visage en réponse à son salut, la saveur imaginaire de sa bouche de velours, se délectant en secret d’un fantasme de baiser…


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Rouge, cascade chatoyante aux sombres moirures d’un cœur en fusion. Tard dans la soirée, la jeune femme contemple son reflet en brossant sa chevelure, assise en chemise de nuit à sa coiffeuse, sans quitter des yeux son propre regard. Elle a gagné. Mark peut la menacer tant que cela lui chante pour ne pas perdre la face, elle sait qu’il ne l’enverra pas à Morrois, ni dans aucun autre de ses châteaux sinistres. Ils se sont pourtant longuement affrontés du regard dans les jardins tout à l’heure, mais elle n’eut au final besoin que de cela pour qu’il réalise que jamais elle n’accepterait d’aller s’enterrer au fin fond de la Cornouailles pour expier la faute d’un autre, l’affront de cet homme abject qui est venu la saluer comme si de rien n’était, alors que la seule idée de son existence lui reste comme un poison sur les lèvres. Elle n’est pas une enfant que l’on peut punir à sa guise. Mark a vu cela, a compris, a bataillé encore un peu, puis est retourné sans plus mot dire dans la salle de réception pour annoncer aux invités que la Duchesse se sentait mal et qu’elle était partie se reposer dans ses appartements. Elle a gagné. Elle restera à Londres et continuera de vivre comme elle l’entend ou presque, satisfaisant à tous ses goûts fantasques sans que son mari n’y trouve à redire. Elle a gagné, quelque soit le prix.

Peu importe les ragots de la cour qui fleuriront au sujet de son acte grossier, ses frasques répétées l’ont déjà habituée à bien pire. Peu importe qu’elle ait mortifié son époux, pourtant doux et sincère avec elle et dont dépend une grande part de la vie qu'elle mène. Peu importe son titre, sa fortune, l’Angleterre, le reste du monde. Ce soir, elle n’était pas la Duchesse de Cornouailles. Elle n’était qu’une fière orpheline humiliant devant témoins l’assassin de son oncle. En dépit de ce que cela pourrait lui coûter, elle ne regrette en rien son geste. Comme le lui dirait Feu Sir Gregor, le dernier privilège que nous ayons est de détruire nous-mêmes ce qui nous est cher. Si elle a mis en péril son existence pour porter préjudice à cet homme, alors tant pis. Cette victoire est la sienne et son seul souci à présent est de ne plus recroiser Tristan Loonoy autrement qu’avec un pistolet chargé. Car malgré la haine qu’elle lui voue, en sentant les rouages immobiles au fond de son âme se remettre en marche et chamarrer son esprit d’impressions familières, une partie d’elle-même en sommeil jusque là a reconnu la sensation de son regard et décidé immédiatement de ne plus jamais le laisser l’approcher.

« Pas cette fois. »

Cette résolution murmurée à elle-même, le sens lui en échappe. Après tout, elle ne peut repousser ce qu’elle ne connait pas sans risquer de céder à la curiosité. Mais elle la garde tout de même inscrite en son cœur, tout comme les mots secrets d’une malédiction enfantine. Tristan ne brisera pas sa vie une seconde fois...


   
IIV. DERRIÈRE L'ECRAN.

   
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FICHE PAR FALLEN SWALLOW

   


Dernière édition par Isobel Kernwall le Mer 11 Mai - 22:56, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Sam 7 Mai - 14:49

Hello, bienvenue parmi nous !

J'ai hâte de voir ce que tu nous prépares, surtout avec le "perverse", une dark Iseult, peut-être ?  

J'espère que tu te plairas ici !
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The Cheshire Cat
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The Cheshire Cat
Chester Winks
MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Sam 7 Mai - 14:56

Bienvenue ♥

Je suis impatient de voir ton adaptation de ce célèbre couple !

Si tu as des questions, je suis là o/

_______________________________________________________
Cliquez et votez, merci :)
                 
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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Sam 7 Mai - 16:05

Bienvenue ! Une Iseult qui promet d'être un peu plus profonde que l'originale ^^
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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Sam 7 Mai - 16:17

Oh là là, quel accueil chaleureux ! Merci à vous tous ! Je ferai mon possible pour être à la hauteur de vos attentes ! Je suis sûre de bien m'amuser parmi vous :mouton:
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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Lun 9 Mai - 10:30



Tu es validé !



— Je suis amoureux ♥
Ta fiche est un petit bijou, très agréable à lire et très originale dans le style d'écriture. Et bien entendu, ton perso est très intéressant, j'ai hate de voir ce que cette jeune femme va donner dans notre petite ville !
Bienvenue officiel, et amuse toi bien !

PS: je me suis permis de te placer dans les littératures plutôt que les légendes, mais sincèrement, je ne sais pas ce qui correspond le mieux, donc demande si tu préfères légende o/


Tu peux maintenant aller rp sur le forum ainsi que sur la chatbox (sans en abuser). N'oublie surtout pas d'aller tout de suite réserver ton avatar, afin d'être unique en ton genre. Nous nous occupons d'ajouter automatiquement sur la liste l'origine de ton personnage s'il est réincarnation.
Si tu n'as pas encore de partenaire(s) en vue, tu peux faire une recherche rp et/ou de liens. Ensuite, tu peux créer une fiche de lien pour gérer tous tes nouveaux copains. Puis, si besoin, tu peux demander un logement quand tu seras bien lancé(e). Tu as la possibilité t'inscrire sur la liste des métiers si tu es commerçant(e) ou médecin. Si tu fais parti d'un organisme particulier, comme par exemple Scotland Yard ou le Palais des Fleurs, tu y seras ajouté automatiquement.
Et enfin mais surtout, si tu as des suggestions ou des questions, n'hésite pas à contacter l'administration.

Amuse-toi bien !

Le staff ~



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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Lun 9 Mai - 11:44

Ouihiiii ! Merci beaucoup pour la validation et les compliments, ça me comble de joie! Je ferai de mon mieux pour être à la hauteur!
En revanche, je pense que Légendes serait plus adapté que Littérature car l'histoire de Tristan et Iseult n'a pas de forme littéraire fixe. Il en existe plusieurs versions et toutes sont issues du folklore celtique, donc pas d'un auteur unique, au même titre que la légende du Roi Arthur par exemple. Voilà voilà et merci encore :D
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Invité
MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Lun 9 Mai - 18:21

ça marche !
C'est une légende littéraire, là où la légende du roi Arthur est une légende tout court, c'est pour ça que j'hésitais, je te modifie ça de suite !
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Baron Samedi
Jeremiah Saturday
MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Mer 18 Mai - 19:51

Héhé, pointilleuse sur les détails la donzelle, j'adore ça. Bienvenue chère biche, une très belle plume ma foi, cela glisse tout seul sur l'esprit comme l'eau sur le galet. Faites vos armes ma chère, on a hâte de voir.
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Denise Baudu
Ealasaid Quertan
MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  Mer 29 Juin - 13:26

Je sais que j'aurais dit le faire depuis longtemps mais bienvenue encore !

Ta fiche, c'est du Balzac ! O_o Tu me rappelle une femme sur un forum Harry Potter qui avait autant d'imagination que toi.

Encore chapeaux ! :levellove:
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MessageSujet: Re: ~ Your love is a cathedral ~  

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~ Your love is a cathedral ~

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