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Suite à l'épidémie de tuberculose et à l’abus de sorcelleries au cours de cette triste période, les Pénitents, une milice sans pitié qui se veut la main armée de Dieu, parcourent toujours les rues. La Reine a-t-elle perdu la tête ou le contrôle ?

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"Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..."
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Chevalier au lion
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Chevalier au lion
MessageSujet: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..." Dim 11 Mar - 18:48


I. Charles E. Allister.


• NOM : Allister
• PRÉNOM : Charles Eustache
• NATIONALITÉ : Gallois
•  GE : 40 ans
• SEXE : Homme
• ÉTAT CIVIL : Veuf et hétérosexuel
• MÉTIER : Colonel de Régiment des Lifes Guards (Garde royale à cheval de la reine).
• SITUATION FINANCIÈRE : Très bonne
• OCCUPATIONS/PASSIONS : L’escrime, la lecture, s’occuper de son lapin.
• GROUPE : Littéraire
• HISTOIRE D'ORIGINE : Yvain ou le Chevalier au lion. Yvain. (Chevalier de la table ronde).


II. LES DESCRIPTIONS.


CARACTÈRE



Franc • Droit • Courtois  • Orgueilleux • Loyal • Violent


Rare sont ceux qui connaissent le Chevalier Allister personnellement, mais cela ne les empêchent pas d’en dépeindre un portrait relativement identique. Le premier point sur lequel tout le monde tend à s’accorder, porte sur sa manière de s’exprimer. Charles est une personne extrêmement polie et courtoise, n’oubliant jamais un titre ou une phrase d’étiquette. Ce trait de langage à également tendance à énerver quelques nobles visiblement en froid avec leur maîtresse, et pour cause, il traite avec le même égard pauvre et riche, bourgeois et nobles. Ce qui à tendance à déranger, est qu’il se refuse à mettre sur un piédestal la noblesse à laquelle il appartient, à l’exception de la reine, évidemment. Les connaissances de Sir Allister le disent également très doux, dans sa manière de parler. Il s’exprime toujours avec un sourire aux lèvres, et d’une voix mielleuse. Mais malgré cela, son ton est à l’inverse, très dur. Toutes ses prises de paroles sont doucereuses, ce qui à tendance à mettre mal à l’aise la majorité, étant donné que ce trait est appuyé par son physique.

La réputation de loyal serviteur de la Reine Katherine n’est en réalité que la face visible d’une des valeurs cruciale de Charles. Charles s’est toujours revendiqué loyal en toutes circonstances, le concept de trahison lui est inconnu, et il n’as jamais accepté que certains puissent simplement y réfléchir, qu’il s’agisse de haute trahison, ou de désertion. Il s’est toujours porté volontaire pour punir ce genre d'exactions. C’est d’ailleurs le nombre élevé de preuves de loyautés de ce genre, qui lui ont permis de devenir Colonel de Régiment au Palais royal.

Charles est dépeint comme un homme juste et droit, comme un Salomon moderne, jamais trop doux, ou trop dur avec ses hommes, ce qui lui voue une grande admiration par ses hommes, et un grand respect par ses semblables. Ce respect est également partagé par Charles, qui donne énormément d’importance à cette règle qui selon lui, ne doit en aucun cas être bafouée. Ses hommes sont d’ailleurs, ceux qui doivent le mieux connaître le grand Chevalier. Tout le monde se croise lors de soirées mondaines, mais il en est autrement sur le champ de bataille. Courageux, ne reculant devant rien, guidant ses hommes lors des charges de cavalerie, refusant le confort des tentes de commandement. Il avoue lui-même être meilleur combattant que tacticien, et meilleur tacticien que stratège, discipline où, il est médiocre.

Ses hommes appuient également sur sa capacité à toujours dire ce qu’il pense, même si la forme est toujours adoucie. Ce trait lui est venu avec le temps, disent ils. Depuis quelques années, il n’a plus aucune gêne à annoncer son désaccord avec des gens de haut rang. L'événement le plus marquant, qui avait fait parler de lui à ce sujet, était le jour ou le Chevalier avait exprimé à la reine, les doutes qu’il avait quant à l’éducation de son frère Geoffrey. Un des nobles présents ce jour-là le raconteras certainement mieux, que nous ne pourrions le faire.

“Il était là, debout, face à la reine. De sa haute stature, il n’avait même pas à hausser la tête, malgré le piédestal sur lequel était posé le trône de Sa Majesté. Il se tenait droit, son casque sous le bras, son autre main en train de frotter son épaisse moustache. Il a haussé un sourcil, et d’une voix doucereuse il a dit quelque chose du genre :

Votre Majesté, je n’ai certes aucun enfant à ma charge, mais je sais reconnaître un jeune homme sans manières. Je vous suggère de changer de gouvernante, ce n’est jamais bon de céder à toutes formes de caprices. Enfin, c’est un conseil, évidemment. Loin de moi l’idée de vous ordonner quoi que ce soit.

Tout le monde était bouche bée, et un silence de mort régnait dans la salle du trône. Il était là, inquiet en aucune sorte. Certes, tout le monde était conscient de sa loyauté sans faille pour la Reine, mais à ce point…”

La limite entre cette franchise, et son orgueil démesuré est compliquée à dessiner. Plus que la vie de sa reine, son honneur est la chose la plus importante dans son quotidien. Charles n’a aucun mal à encaisser les coups, ou mêmes les brimades ainsi que les insultes. Par contre, toute forme de diffamation à son sujet le fait sortir de ses gonds. Il y a quelques années, quelques-uns ont tenté, par des calomnies récurrentes, de ternir son honneur, et de remettre en cause sa loyauté. À ceux-ci, le Chevalier rétorque par une déclaration de duel, pour “laver son honneur”. La fierté de l’homme n’a pas le droit d’être entachée, et son honneur doit toujours être lavé par le sang. Toujours par des duels à l’épée, suivant les règles du “premier sang”. Nombre de visages ont été balafrés, et d'estafilades tatouées sur le buste. Sa réputation de meilleur bretteur du royaume n’étant pas volé, il reste invaincu, et est très fier de cette prouesse. Même si les duels sont des événements mineurs, et peu récurrents dans sa vie, il est connu que Sir Allister punit sévèrement les criminels. Les quelques arrestations sont musclées, et servent d’exemple.

Comme nous le disions tout à l’heure, peu de personnes connaissent le Chevalier dans sa vie privée. Étant quelqu’un de particulièrement débrouillard, il refuse de déléguer une quelconque tâche à une potentielle intendante ou gouvernante, dont il se prive depuis qu’il est veuf. Dans son intimité, il est du genre à prendre beaucoup de distance avec ses passions, et ne montre que peu d’amour envers sa famille. Son ancienne femme le décrivait comme maladroit en relations privées et monstrueusement doué en publique. Néanmoins, il s’agit d’une personne curieuse, aimant la lecture et appréciant lire un livre au coin du feu, une tasse de thé à la main, les soirs de pluie.


PHYSIQUE



Grand • Large • Droit  • Moustachu • Noble • Moustachu


La première chose qui frappe en regardant le Chevalier Allister, est probablement torticolis que vous seriez susceptible d’avoir en le regardant dans les yeux trop longtemps. Même sans se référer aux standards de notre époque, Charles est monstrueusement grand. Il mesure 1m98, et est une montagne de muscles. Certains le qualifient de géant, ou de monstre. Ce genre de rumeurs ne fait qu’alimenter l’ego de notre cher ami. Très large d’épaules, il est le genre de personnes ayant de grandes difficultés à trouver des vêtements à sa taille, et béni donc, son aisance sociale, lui permettant de confectionner ses tenues sur-mesure. Cet homme aux muscles saillant sous ses diverses tenues civiles, dispose d’un élément caractéristique sur son visage. Outre son regard dur, et ses cheveux blonds vénitiens, il possède la moustache, comme tout homme de cette époque. Mais la sienne, est plus fournie, plus entretenue. Cette pilosité faciale appuie grandement ses expressions faciales, le faisant passer, tantôt pour un vieil homme sympathique, tantôt comme un colosse menaçant. Ses yeux, eux sont bleus, laissant croire à certains une potentielle origine germanique, du moins lointain.

L’identité physique du Colonel ne passe pas seulement par son énorme moustache, et par sa stature impressionnante, mais également par sa droiture. Venant d’un monde militaire et noble, la tenue de soi en public est une chose primordiale, qu’il a d’ailleurs tendance à reprocher à certains de ses hommes. Il ne baisse jamais les yeux, à moins de parler à quelqu’un de plus petit, ce qui arrive en général assez régulièrement. Sinon, il reste fier, comme si rien ne pouvait faire s'abattre ce colosse. Il dispose néanmoins d’un petit tic de comportement, venant troubler sa droiture. Ses bras sont, en théorie, toujours positionnés le long de son corps, comme une statue, mais sans que cela ne soit lié à une situation précise, il se frotte la moustache, venant entortiller ses extrémités. Sans parler de sa taille, Charles est une personne qui n'est pas discrète. Son pas est lourd, et son équipement accompagne ses pas, de petits cliquetis métalliques, ou de claquement de bottes.

“Je suis un chevalier de la reine, pas un bandit. Si je ne suis pas discret, c’est pour laisser aux ennemis de la couronne, le temps de s’enfuir, et de n’avoir aucun remords à les punir s'ils n’ont pas saisi leur chance ” dit il régulièrement.

Concernant son style vestimentaire, et bien il porte l’habit des Life Guards presque tout le temps. Une cuirasse, un casque pointu muni d’une plume, un long et large sabre à la ceinture. Son pantalon est blanc, ses bottes noires et en cuir, le tout avec une tunique rouge. Il porte en permanence ses titres et médailles, et ses épaulettes de colonel de Régiment. Charles Eustache tient à être vu, et reconnu. Cela lui vient d’une vieille tradition des lieutenants de navire français. Ils portaient une tenue, et un chapeau reconnaissables, pour avoir l’honneur d’être pris pour cible, et montrer qu’ils étaient prêts à risquer leur vie pour leur homme. Dans sa vie civile, il porte des tenues normales. Charles n’est pas un extravagant, il aime les couleurs sombres, ses chaussures cirées, son veston, et sa montre à gousset en or, portant le blason de sa famille de basse noblesse. Il dispose également d’un étui contenant des lunettes, pour ne pas fatiguer sa vue défaillante lors de la lecture de longs rapports, ou de livres. Outre ça, il ne porte ni bijoux, ni signes distinctifs, ni même l’alliance de sa veuve, morte il y a quelques années.


Pour les rares personnes ayant vu le Chevalier nu, il dispose d’une ribambelle de cicatrices en tout genre. Plusieurs traces de balles sur l’épaule, les jambes, sur le torse, ainsi que quelques blessures à l’arme blanche. Une immense estafilade forme une grande diagonale dans son dos, et son bras droit dispose de marques de crocs, laissées par un grand félin lors d’une campagne en Egypte.


III. L'HISTOIRE.




Yvain est un preux chevalier. En réalité, son histoire est l'image parfaite qu'un enfant pourrait avoir d'un chevalier. Yvain est un homme preux, un ami proche d'Arthur et siège à la table ronde.
Un jour un de ses frères d'arme revient, blessé et son honneur entaché par un chevalier renégat au fin fond de la forêt. Prenant de court le roi, qui voulait punir ce dernier, Yvain partit à la recherche du brigand. Il le trouve, et le bat. Le scélérat s'enfuis et se réfugie dans un château. Yvain est fait prisonnier par le seigneur. S'en suit de nombreuses aventures, et histoires d'amours, qui se terminent par des combats courageux, ou la vertu et l'honneur priment sur tout le reste. Yvain défait des armées, des géants, de puissants chevaliers, accompagné d'un Lion qu'il à sauvé. Comme toute histoire de Chevalerie, il termine sa vie aux côtés de sa gente dame.









Nombreuses sont les histoires, tirant leurs origines d’une soirée d’hiver particulièrement rude, ou d’une nuit de tempête. Nombreuses sont les histoires ou les éléments se déchaînent pour accompagner la naissance de leur protagoniste, simple coïncidence, magie ou bien signe divin, personne ne saurait le dire. L’histoire que nous nous apprêtons à vous raconter ne dispose d’aucune augure funeste ou néfaste. Cette histoire débute, lors d’une matinée d’été, dans un concert de cris de douleur de la part d’une femme, cheveux roux, la quarantaine. Si elle cri, c’est qu’il y a une raison, elle est en train de mettre au monde son septième et ultime enfant. Ses traits sont déformés par l’effort, et par la vieillesse qui frappe à la porte. À ses côtés, il y a un homme. Il s’agit d’Andrews, le médecin de famille. Le mari lui, n’est pas présent, comme lors de la majorité des accouchements. La scène prend lieu dans la chambre de la mère, placée au second étage d’une vaste résidence de campagne. Cette immense bâtisse, aux origines vétustes, plantée au carrefour entre une grande rivière, un large bosquet, et de larges terres cultivables est la résidence de la famille Allister, une baronnie ayant connue son heure de gloire il y a quelques siècles déjà. Les cris s'échappent par les grandes fenêtres de l’étage noble, et atteignent les oreilles des quelques personnes travaillant à l'extérieur, inquiets pour “madame”. Ce septième mouvement de l’hymne à la douleur touche rapidement à sa fin, raccourci par l'expérience, et par le professionnalisme d’Andrews. Pendant que Martha et Mina s’affairent à ramener linges et bassines d’eau chaude, la maîtresse de maison sert contre elle son nouveau-né, un sourie se dessinant entre les gouttes de sueur, et les mèches rousses plaquées contre sa peau. Le nourrisson potelé et sans cheveux pousse son premier cri de douleur, tandis que le médecin, souriant, s’essuie les mains sur un linge humide. Les deux servantes sourient, même si Martha, la plus vieille, verse une larme de soulagement. À notre époque, il est bien rare de donner naissance à autant d’enfants et y survivre. Mais tous savent, que madame est assez forte pour cela. Après quelques rires nerveux, Victoria Elena Allister tombe dans un sommeil profond, un sourire de satisfaction aux lèvres, tout le monde est ravi par cette nouvelle, qui fait rapidement le tour du domaine.


Il faut attendre trois jours, pour qu’un après-midi, pendant que le jeune Charles jouissait d’un copieux repas, sur les genoux de sa mère, qu’une calèche arrive devant la maison. C’est Eustache Lyons Allister, le chef de famille et Lord au parlement anglais qui en sort. Les contractions ont eu lieu une semaine avant les prédictions de Monsieur Andrews, alors le Lord était en retard pour “l'événement”. Il se précipite, tend ses affaires rapidement à Martha, et arrive, presque essoufflé dans la chambre. Eustache à quitté la capitale dès que le médecin l’a prévenu des diverses contractions, et a donc fait le trajet jusqu’au Pays de Galles, la peur au ventre. Il ouvre la porte rapidement, observe la scène, et se jette sur son nouveau fils. Un fils, un père ne peut pas espérer plus grande joie qu’un fils. Il s’imagine déjà l’emmener chasser, aux côtés de son frère, Eustache Archibald Allister. Mais avant de verser une petite larme, il embrasse sa femme. Ils s’aiment, tout le monde le sais, et si nous le précisions, c’est que c’est un cas peu commun à cette époque. Les mariages sont arrangés, fruits de longs calculs économiques et politiques. C’est également leur cas, mais eux, ils s’aiment. Lui, reste longuement à genoux, profitant de cet instant avec la mère de l’enfant. Difficile de se dire en voyant le petit Charles, qu’il deviendra si grand et reconnu dans une trentaine d’années.

Charles est le cadet, d’une dizaine d’années, de son frère aîné, Eustache Archibald. Ils sont séparés par trois soeurs, toutes les trois en bonne santé. Eléanore Victoria, Victoria Elizabeth, et Katherine Elena. Charles aurait dû avoir, si le Seigneur n’en avait pas décidé autrement, un autre frère et une autre soeur. Mais les épidémies sont si dangereuses, en cette époque qualifiée de balbutiement de la médecine moderne, et ce, même dans une bonne famille. Heureusement, aucune autre ne frappera la famille, isolée de la ville et de ses soucis sanitaires, avant de nombreuses années. Que dire sur la petite enfance de Charles ? Et bien peu de choses en réalité. Il apprend à marcher, à parler, il s’éveille. Charles est un enfant comme les autres, il gambade, se blesse, se fait gronder, recommence…Il passe de nombreuses heures à jouer avec ses frères et soeurs, et rit lorsque Martha lui court après pour faire sa toilette. Oui, c’est un enfant normal.

Lorsqu’il grandit, et apprend à lire, il reçoit une éducation très humaniste. S'il ne va pas à l’école, ce sont à cause des contraintes géographiques. Il habite bien trop loin d’une école, et les différentes personnes présentes dans le domaine sont bien assez compétentes pour éduquer le second fils. Il sait qu’il dispose de plus de leste quant à son apprentissage que son aîné, et que contrairement à Eustache Archibald, il a le choix de son avenir. Charles montre un grand intérêt pour l’histoire des différents conflits, et les légendes guerrières et un certain dégoût pour la politique. Les langues et les arts lui semblent intéressants, mais sans plus. Plus les saisons s’écoulent, et plus il se conforte dans ses passions, et rejette ses dégoûts. La politique devient une véritable aversion. “Une carrière de mensonge, de lâches et de langue de bois” répète il encore aujourd’hui. Au fond, il sait qu’il a de la chance. Il a le droit de vivre avec ses soeurs qu’il adore, contrairement à son frère qui est forcé de vivre à Londres, très jeune, pour apprendre à devenir chef de famille. Encore jeune, il apprend à se passer de l’unique figure masculine de sa famille, son père étant éternellement absent.

Mais si l’on demandait au Chevalier Allister ce qu’il a retenu de son enfance, cela n'aurait rien à voir avec tout ça. Les souvenirs qu’il chérit encore aujourd’hui, sont bien loin de toutes ces connaissances livresques. Non. Il se rappelle surtout de tous les moments passés à jouer et à se promener le long de la rivière avec ses soeurs, et surtout la plus vieille, qui reste toujours maintenant, la personne en qui il avait le plus confiance. Observer les insectes, courir dans les champs, pêcher des poissons avec un bâton, jouer à cache-cache dans la demeure du palefrenier. C’est à cette époque qu’Eléanore Victoria et Charles Eustache se sont rapprochés. Ils étudient ensemble, ils dorment dans la même chambre, ils se perdent dans le même bois. Ils sont toujours la personnification d’un amour fraternel profond. Mêmes à 40 ans, le Chevalier et Colonel Allister lui confessent ses peurs, ses doutes, ses colères, cherchant réconfort auprès de sa grande soeur.


Lorsqu'il a environs, 14 ans, le jeune cadet exprime son désir de devenir militaire, entraînant de grandes réjouissances de son père, et l’angoisse de sa mère. Mais plus le temps s’écoule, et moins il démord de cette décision, et calibre sa vie de manière à être prêt à porter la tunique rouge. C’est également à cette période que le grand bonhomme décide de faire du credo de sa famille, l’un de ses dogmes existentiels. “Chez les Allister, la noblesse et l’honneur ne se transmettent pas par le sang, mais s'acquièrent et se gagnent après une existence droite et vertueuse.” Entre deux cours d’équitation, et deux lectures longues et fastidieuses sur les différentes stratégies militaires, il aide les différentes personnes des villages alentours. Ce genre d’attentions de la part de la noblesse ne choquait personne dans le coin, car la famille Allister était reconnue pour sa grande proximité avec le milieu paysan. Cette période forgea la modestie et le corps de Charles. D’un petit bambin, il se transforma rapidement en un large et grand gaillard, sculpté par le travail manuel. Que cela soit pour du débardage en forêt, ou aider à soulever des charrettes pleines de foin, il ne rechignait jamais à la tâche.

Le jour de sa majorité, après une fête en comité réduit, il quitte le domaine familial, triste de quitter sa famille, pour rejoindre la prestigieuse école de cavalerie de Londres, afin de devenir officier. Il fait tâche dans les rangs, et le comprend rapidement. Il est bien plus grand et massif que les autres. Il remarque que peu ont une vraie allure virile. Il est entouré de jeunes fils de nobles, ayant vécu dans leurs beaux châteaux et appartements toute leur vie, n’ayant jamais fait de sport autre que l’escrime. “Une promotion de fillettes” pense il en souriant. Malheureusement pour eux, tout le monde va en baver, peu importe leurs noms, et le major sera, durant toute leur formation, un véritable tyran. Nous pouvons donc décrire les deux années de formation, mais cela n'aurait que peu d'intérêt.

Néanmoins, cette période sera celle qui forgera les facilités et difficultés militaire du grand homme. Véritable imbécile lorsqu’il faut travailler la stratégie, élève dans la moyenne en tactique, et major de promotion en entraînement au combat. Malgré la taille de l’homme, Charles développe une grande agilité, et surtout une immense force. Heureusement pour lui d’ailleurs, qu’il possède ce prodigieux talent, et cette grande aisance sur un cheval, car sans cela, il ferait un piètre officier. Les différents médecins lui ont trouvé un problème aux yeux, expliquant son incapacité à viser correctement au-delà de quelques mètres. Au bout des deux années de formation, il en ressort un Charles plus froid, habitué à la rigidité militaire, sans expérience et prêt à diriger un petit groupe de cavaliers.

Inutile de parler de la remise des grades, ou encore de la réjouissance du père, et de tous les événements civils qui ont suivis.


Nous sommes en 1866, en Inde. C’est la première fois que Charles quitte les îles britanniques. Il se retrouve, derrière une colline, armé, à cheval. Derrière lui, de nombreux cavaliers, ce sont ses hommes qu’il va accompagner dans la boucherie dans quelques minutes. Il transpire, et ce n’est pas à cause de la chaleur du climat, mais bien à cause de la terreur qui se lit sur son visage. Ce moment, cela fait 6 ans qu’il s’y prépare. 6 ans qu’il espérait combattre, mais maintenant, cela m'enchantait bien moins. Il sort à peine de la tente de commandement, ou il y a reçu ses ordres et toutes les informations techniques de la bataille. Ses hommes, il ne les connaît pas, il sait qu’ils sont vétérans contrairement à lui. Le signal est donné, il inspire grandement, pose son casque métallique sur son crâne, dégaine son sabre de cavalerie.

“Soldats !!! Chargez !!!” Hurle-t-il, pour donner du courage à ses hommes, et à lui surtout.

Les sabots retournent la terre et le cliquetis des équipements forme une mélodie épique. Son corps, s’emballant à cause de la peur, se calque sur le bruit du galop. Aujourd’hui, il va couper une retraite, et massacrer des hommes en retraite stratégique. Charles est devant, guidant ses hommes. Les cris des militaires terrifient les Bouthans. Les quelques mètres qui séparent les cavaliers des tirailleurs natifs paraissent longs, terriblement longs. Et lorsque les mètres se transforment en centimètres, Charles arrête soudain de réfléchir. Il sait qu’il doit se concentrer, la guerre est cruelle, mais il n’a pas fait tout cela pour mourir à cause d’une faute d'inattention. Le bruit sourd du contact des chevaux avec les corps propulsés des ennemis surprend Charles. Tant de violence, tant d’efficacité. D’une simple charge, l’ennemi est déstabilisé. Les coups de sabre percutent les baïonnettes de mauvaise facture, et les torses meurtris des adversaires. Ils n’ont pas le temps de se reformer, un second groupe arrive pour terminer le travail. C’était bien loin des grandes batailles chevaleresque de ses espérances. C’était une véritable mise à mort chirurgicale, si rapide, et sur des hommes en fuite.

Étrangement, cette image n’est pas restée longtemps ancrée dans sa tête. La rechute de la pression lui a fait certes recracher tout son déjeuner, mais l’année entière fût ponctuée d'événements similaires. À cette époque, les batailles ne sont pas quotidiennes, loin de là, alors comme tout les autres militaires, il a beaucoup de temps libre. Il en profite pour faire la connaissance de ses hommes, avec qui il va construire une véritable relation de confiance. Ceci est nécessaire à ces yeux, le grade n’est qu’administratif, et le respect qui y est attribué, ne devrait pas exister. Le respect se gagne selon lui. Cette guerre fut “simple” selon des standards militaires. Une armée de métier, affrontant des hommes sous équipés. Malheureusement pour Charles, lors de sa dernière bataille de la campagne, il reçoit une balle dans l’épaule, sa stature le rendant facile viser. Le climat et les conditions sanitaires déplorables du camp ont causé quelques complications. Infections, fièvre… Il faut attendre plusieurs semaines pour que Charles soit de nouveau mobilisable, et malheureusement pour lui, la fin de cette campagne se passera dans un lit.

Presque, un an plus tard, la paix au sein de l’empire est une nouvelle fois mise en péril, et Charles, à la tête de son bataillon est encore mobilisé. Il y voit, une nouvelle fois, l’occasion de faire ses preuves. Cette fois-ci, il s’agit d’une expédition punitive, et d’une affaire d’honneur. Quelques mois seront suffisants pour punir les rebelles Éthiopiens. Cette guerre, Charles en est fier. Il y est allé, la hargne visible sur le visage, prêt à reprendre une revanche sur sa dernière blessure. Les rapports de force sont totalement déséquilibrés, le général Anglais est un fin stratège. Le groupe de Charles est le premier à charger. L’artillerie tonne, les soldats s’envolent, avant d’être percutés par un géant et son armée. Cette guerre a fait beaucoup de bruit dans la capitale. Seulement deux morts contre sept cent chez les rebelles, pour un total de 18 soldats de la couronne blessés. À son retour, Charles est décoré pour avoir mené un assaut frontal aussi courageux et efficace.

Il faudra attendre presque dix ans pour qu’un nouveau conflit éclate. Durant cette période, le régiment de cavalerie auquel appartient Sir Allister est envoyé “surveiller” certains points aux quatre coins de l’empire, ou escorter des expéditions dans le désert de genre de chose. Quelques altercations avec des bandits ou des pirates, mais sans plus. Cette longue période d’ennui est surtout marquée par un événement imposé par sa famille. À l’âge de 26 ans, Lieutenant de cavalerie, le grand homme est toujours célibataire, contrairement à toute sa famille, comme son frère qui à déjà 8 enfants. Comme toujours, il s'exécute. Il accepte ce qu'on lui impose sans broncher. Il n’a pas l’air triste, ni heureux, ni en colère, Charles est un soldat, il obéit à son père. Cette femme, il la rencontre quelques jours plus tard…

“Tant d’argent jeté par la fenêtre” pensait-il en voyant le mariage.

Charles était droit comme un piquet, devant l’autel et le cardinal de l'Église catholique venu spécialement pour l’occasion, étant un grand ami du chef de famille. Le militaire porte ses deux médailles, son sabre d’officier, et sa tenue d’apparat. Au loin, à l’entrée de la nef, la porte s’ouvre. Une jeune femme, tout habillée de blanc s’avance. Kathià Rajowski, une ressortissante russe, et nièce éloignée du Tsar. Elle est jolie, un peu plus jeune que lui, "c’est déjà ça "se dit il. La cérémonie se passe dans la rigidité religieuse de l’époque, et puis ensuite, les festivités commencent. Charles regarde à peine sa nouvelle femme, il ignore comment se comporter, elle aussi. Ils discutent à peine, jugés par le regard moqueur de la grande soeur. Eléanore est devenue une grande femme aussi, elle tient son mari en laisse et s’amuse beaucoup à critiquer tout le monde en société. Elle est intelligente, belle et influente.

Nous ne parlerons pas de la nuit de noces, mais nous noterons seulement la complexité de celle-ci. Imaginez la peur d’une femme parlant à peine la langue de se retrouver dans la couche d’un soldat de presque deux mètres.

Au fil des mois, une relation particulière va naître entre eux. Ils ne s’aiment pas, mais ne se rejettent pas non plus. Ils vaquent à leurs occupations souvent ensemble, et d’une manière très silencieuse. Lorsqu’il écrit une lettre, elle est là, adossée à son dos énorme, lisant un ouvrage dans une langue incompréhensible pour l’homme. Cette langue d’ailleurs, il va l’apprendre pour elle, comme un présent maladroit pour lui montrer qu’il l’apprécie. Charles est bien maladroit, et ils ne se rapprochent que très lentement cela dure des années malgré les conseils épistolaires de la grande soeur de la famille. Kathià le remarque très tôt, Charles n’est pas le genre de personne pouvant se passer d’une vie de soldat. Il s’ennuie dans sa résidence dans la capitale. Plus les années passent, et plus il leur arrive de chahuter ensemble, en fin de compte, ils commencent à s’aimer.

Il est compliqué de vivre dans un monde régi par l’hégémonie de deux cultures, et de vivre aux côtés d’une femme qui n’en fait pas partie. C’est également à cette période que Charles, endurcit par les conflits va commencer à régler les brimades sur sa personne, et sa femme par des duels. Étant la personne mise en cause, il choisit toujours l’épée. Comment battre quelqu’un avec autant d’allonge direz vous ? Et bien, ce n’est pas possible. Il se sert de sa grande masse musculaire pour déstabiliser ses adversaires, et se montre clément sur le duelliste au sol.

Un jour, sans aucune raison, les conflits ont repris. De manière répétée et violente. C’est à ce moment que Charles est devenu un héros de guerre, médaillé et nommé colonel. Un messager vient le prévenir chez lui, il se prépare, regarde sa femme, hésite, l’embrasse sur le front et s’en va, sans mot prononcer. Toutes les guerres sont cruelles, mais ne nous attarderons pas sur celles-ci, car un conflit bien plus grand à éclaté après celles-ci. Afghanistan, Afrique du Sud et surtout la guerre des Madhistes. C’est autant de décorations que de blessures plus ou moins graves, que de compagnons tombés au combat que le Lieutenant récupére. Ce florilège de charges au gré des tirs de canons, digne des plus grandes peintures d’histoires forge le caractère de Charles. Il devient un homme admiré de ses hommes, n’hésitant pas à prendre des risques pour sauver de la chair à canon. Il refuse de quitter le champ de bataille, malgré son rang et ses douleurs dorsales qui commencent à se faire de plus en plus grande à cause de sa taille.

La guerre des Madhistes. Dix-huit années de guerre aux frontières de l’Egypte. Sir Allister y passe cinq années de sa vie, ne retournant à la capitale qu’une seule fois. Les batailles s'enchaînent sur un théâtre chaud. Charles, comme tout le monde attrape quelques maladies tropicales qui l’empêchent de participer à quelques batailles. Charles est grand, fort et droit, il en reste néanmoins humain, soumis aux règles du Seigneur. Comme à chaque fois, à peine sur pieds, il y retourne. Il n’est plus rien du petit adjudant cherchant à se forger, c’est lui maintenant le vétéran. Tout le monde l’écoute, tout le monde le respecte.

Un jour, il reçoit une petite lettre, transmise au détour d’une rue. Il l’ouvre, lit chaque mot avec attention. Kathià est mourante. Il se précipite pour demander congé, incapable de comprendre ce qui se passe dans sa cage thoracique. Un mélange de stress, de peur et de colère. Il sait qu’il n’a jamais été amoureux d’elle, mais elle reste sa dame. Elle est comme sa part de douceur, dans son monde d’honneur et de violence. Même si il reste froid et digne, sous sa carapace, et ce ,durant les longs jours de chemin, il est effrayé. L’attente est longue, horriblement longue. Si longue qu’il ne se fait plus d’espoirs, et à raison. Lorsqu’il rentre, elle est déjà enterrée. La maladie à été foudroyante d’après les médecins, et elle n’était déjà plus très belle à voir depuis son départ lui expliquent ils.

Il reste de longues heures face à la stèle. Incapable de dire quoique ce soit, pas plus que lorsqu’elle était vivante. Il ne verse pas une seule larme, habitué à la mort de proches, juste une colère envers Dieu, qui malgré sa vie pieuse et honorable à repris la vie de cette femme qu’il commençait à aimer. Ces longues heures de réflexion ont profondément affecté le noble. Lorsqu’il revient sur le champ de bataille, il est plus froid, distant et orgueilleux. Comme s'il se refusait à se rapprocher de qui que ce soit, évacuant sa hargne au combat, de manière bien plus violente qu’avant. Mais peu importe le nombre de têtes qui tombaient sous son sabre, ce sentiment ne disparaissait pas, au contraire même. Ce sentiment alimente de plus en plus son orgueil et sa loyauté, rendant son honneur bien plus important à ses yeux. Il est pourtant conscient de ce changement d’état, de ce bouleversement dans ses relations sociales, mais il l’accepte.

Peu après cet événement, le géant moustachu fut exposé à un événement particulier. Il est tard et Charles et une poignée de ses hommes campent en avant, faisant guise d’avant-garde. Il est commun pour des animaux sauvages d’être attiré par l’odeur de la nourriture. A cela les meilleurs tireurs essayent d'abattre ce genre de créatures. Cet après-midi-là, le félin s’était enfuit, blessé.

Il doit être 4h du matin, tout le monde dort et Charles est de garde, malgré son grade. La pleine lune lui donne une grande visibilité, mais pour une raison qu’il ignore, les chevaux sont effrayés. Ils hennissent et claquent des sabots. Il s’approche d’eux, inquiets. Il sait que les animaux ont des sens que lui n’a pas. Le concerto de fers sur la terre dure un long moment. Charles décide donc de réveiller tout le monde, alerte. Il dégaine son sabre, prêt à en découdre avec un potentiel assaillant. Mais tout à coup, sortit de son angle mort, un énorme lion lui saute au visage. Il se protège avec son bras gauche qui se fait happer par la bête. À peine a-il le temps de réagir qu’un grand craquement douloureux parcourt tous ses nerfs, l’os est cassé. Appuyant sur ses puissantes jambes Charles arrive à mettre le félin sur le dos. Quelques coups de patte effrayés entaillent le torse de l’homme, sans pour autant le blesser gravement. Jurant quelques mots, il profite de la prise de son bras pour enfoncer sa lame à travers la tête de lion. Les soldats, les yeux écarquillés regardent la scène, avant de se précipiter pour désinfecter et nettoyer les blessures. Dès lors que son bras est immobilisé, il ordonne la levé du camp.

“J’ai pas mal gueulé, ils nous ont peut-être entendus”.

En quelques minutes, les chevaux repartent au galop. Charles est ralenti  par sa blessure, et par le sang qui s’en échappe. Rapidement, d’autres foulées s’élèvent au loin. Une demie douzaine de cavaliers arabes chargent le groupe. Le guerrier ordonne d’un ton sec et inquisiteur qu’on le laisse derrière. Personne n’accepte, mais tous s’exécutent. Sir Allister ralentit et fait tourner son cheval, face aux six autres cavaliers. Il les observe, ils ne semblent pas armés de fusils, il sourit, il a peut-être une chance. Il les attend de pied ferme. Les Arabes continuent de s’approcher, conscients que face à eux, un cadavre en perdition les attendait… Les secondes s’écoulent, et lorsqu’ils se trouvent à mis distance, le colosse hurle :

“Pour la Reine !!!”

Avant de donner un coup d’éperon sur sa monture. Celle-ci charge rapidement, ce qui déstabilise ses assaillants. Charles ne se fait pas attendre et arrache la tête du cavalier de front. La lame tranchante traverse avec force le cou mate du jeune homme. Il profite de sa ruée pour asséner un coup à la jambe d’un autre, afin de le désarçonner. Une lame courbe tranche son dos et lui fait pousser un juron. Charles se retourne et saute sur ce troisième homme. Ils tombent tous les deux, et l’arabe, déstabilisé par le poids de la chute est vulnérable. Le Chevalier, frappe avec force son visage en profitant de cette ouverture. Son nez s’enfonce dans son cerveau, et crache du sang, inerte. Ensuite, il se relève rapidement et avec douleur, sa vision se troublant par moment, et fait face aux quatre assaillants encore en vie. Il est acculé face à trois cavalier et un homme blessé. Personne ne bouge, tous se jaugent. Charles tousse bruyamment et crache sur le sol. Un cavalier en profite pour agir, et lui assène un coup de sabre. Le gallois le stoppe avec sa garde et assène un coup estoc sur le destrier, qui effrayé s’enfuit entraînant son cavalier sur de nombreux mètres, incapable de retirer le pied de ses étriers. Les deux autres Arabes à cheval en profitent pour tenter de l'encercler. Un échange de coup retentit, dont le blond en ressort victorieux, sa lame transperce le côté d’un des hommes. Malheureusement, une autre lame vient s’enfoncer dans son épaule. Même si une lame courbe n’est pas conçue pour l’estoc, il n'est pas impossible d’en effectuer une, retirer la lame par contre est plus ardu. Hurlant une nouvelle fois, sentant cette lame tentant de se retirer de son épaule, il attrape le bras de son ennemi et le fait chuter face contre terre. Quelques hurlements de rage et de coups de botte plus tard, une énième flaque se dessine sur le sol. Charles se retourne vers l’estropié, essoufflé, tenant à peine debout. Dans une dernière poussée d’adrénaline, il lui fonce dessus et le transperce, chutant de ce fait, exténué et mourant.

Il se réveille de nombreux jours plus tard, dans un hôpital du Caire. Son corps est engourdi et douloureux, mais entier. On lui explique, après de nombreux examens que la blessure de son bras s’était infecté, que la fièvre l’avait laissé entre la vie et la mort pendant près d’une semaine. On ajoute que son cas à été compliqué à gérer après son dernier combat, et que ses hommes l’ont ramenés terrifiés de son funeste sort.

Ce combat signe la fin de sa carrière de soldat. Il est déjà d’âge avancé, et sa rééducation à presque duré un an. Grâce à cette histoire il est médaillé, fait chevalier et gradé. Durant sa rééducation, il forme des jeunes officiers à l’école de Londres. Déjà connu de la Reine, il rentre définitivement dans ses bonnes grâces et devient une personne de haute estime à ses yeux. Charles côtoie le monde politique qu’il déteste en permanence depuis ce jour, ce qui affecte un peu plus sa bonne humeur.

Les semaines passent, et un beau jour, un immense incendie éclate dans le palais royal. La garde est mise en cause, et le colonel des Life Guards est destitué pour incompétence. Le noble Gallois est demandé par la famille royale en personne, et accepte. Depuis ce jour Charles Eustache Allister, le Lion de la campagne d’Egypte, Chevalier de la couronne et Colonel de Régiment gère d’une main de maître la garde. Il consacre tout son temps à cette noble tâche et a presque accepté la vie urbaine. IL vit seul, sans gouvernante, pour seul compagnon un lapin à tête de lion, lui rappelant le puissant félin contre qui il s’était battu. Il n’a également pas retiré et déménagé la chambre de sa défunte femme, qu’il laisse fermé depuis des années maintenant.


IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

Prénom/Surnom: Myzu ou Osvaald
Age : 20 piges
Autres comptes : X
Comment avez-vous découvert le forum : Grâce à Fred o/
Comment trouvez-vous le forum : TROP BIEN BORDEL
Avatar du personnage :Escanor - Nanatsu No Taizai (Seven Deadly sin)


FICHE PAR FALLEN SWALLOW



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Invité
MessageSujet: Re: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..." Dim 11 Mar - 18:54
LE CHEVALIER AU LION IIIIIH ♥️ !
Un super personnage, courage pour ton histoire ** !
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Baron Samedi
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Feuille de personnage
Métier/Occupation: Baron d'Empire
Relations:
Baron Samedi
MessageSujet: Re: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..." Lun 12 Mar - 3:43
J'adore le choix du conte, et cet avatar est si délicieusement classe, je suis déjà fan ! Il aurait sa place dans Jojo's Bizarre Adventures, pour sûr.

Quelques premiers mots à chaud, et commençons par le fond. Ce preux chevalier est plein de potentiel, un genre de courtisan au grand cœur, prêt à révolutionner la cour, voire la Couronne qui sait. J'aime l'ambition du personnage. Cependant, et j'ai conscience que ce soit difficile à doser pour un chevalier blanc, attention à ne pas en faire un personnage trop monodimensionnel. Il faut lui donner un peu de volume, des faiblesses "humaines", des spécificités vraiment uniques, plus que des vertus. Je ne suis même pas certain moi-même de savoir ce que je dis, mais vous avez saisi l'idée. ^^

Sur la forme c'est impeccable, peut-être saupoudrer tout ça de quelques notions de cette fameuse étiquette que maitriser le chevalier, pour enraciner le récit dans l'Angleterre victorienne que nous aimons tous. Il y a par contre un certain nombre de légères faute, genre "à" et "a", quelques virgules dissidentes et quelques accords qui se baladent, nul doute qu'une ultime relecture à tête reposée fera sauter tout ça. Mais sinon j'adore, ce gentilhomme de la vieille époque un peu rugueux, ça va devenir un sacré emblème dans la noblesse. Cela fera plaisir à mon Baron de côtoyer un humain de son gabarit ahah !

J'ajoute que sur un plan très personnel j'adore l'anecdote sur les lieutenants de vaisseau français, étant un grand passionné d'histoire navale moi-même je serais ravi d'avoir tes sources pour aller approfondir ça.

On a hâte de voir l'histoire, je suis sûr que ça ne va pas être triste. Fonce l'ami !

_______________________________________________________
~ En lui vont pullulantes toutes les vilenies dont Nature l'emplit. ~
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Localisation : Sur ton étagère.
Admin
MessageSujet: Re: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..." Mar 13 Mar - 21:03

Bienvenue parmi les nôtres!



Bonsoir mon Rouquin !

J'ai été ravi de lire ta fiche. Elle est complète, la lecture fluide et le personnage de Charles intriguant. Il est à la fois touchant et presque mystérieux. Quant à ta plume, elle est des plus agréables et tu as su rendre un récit cohérent qui met en valeur ses nobles qualités de combattant, ainsi qu'un tas d'aspects de sa vie qui nous permet une immersion en profondeur à la lecture.

Nous sommes ravis de te voir parmi nous et je te souhaite de bien t'amuser.



Tu peux dès à présent faire tes demandes sur le forum. N'oublie surtout pas d'aller tout de suite réserver ton avatar, afin d'être unique en ton genre. Nous nous occupons d'ajouter automatiquement sur la liste l'origine de ton personnage s'il est réincarnation.
Si tu n'as pas encore de partenaire(s) en vue, tu peux faire une recherche rp et/ou de liens. Ensuite, tu peux créer une fiche de lien pour gérer tous tes nouveaux copains. Puis, si besoin, tu peux demander un logement quand tu seras bien lancé(e). Tu as la possibilité t'inscrire sur la liste des métiers si tu es commerçant(e) ou médecin. Si tu fais parti d'un organisme particulier, comme par exemple Scotland Yard ou le Palais des Fleurs, tu y seras ajouté automatiquement.

Et enfin mais surtout, si tu as des suggestions ou des questions, n'hésite pas à contacter l'administration.

Bien à toi,

Le staff.



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Hansel
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Métier/Occupation: Inspecteur en chef à Scotland Yard
Relations:
Hansel
MessageSujet: Re: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..." Mar 13 Mar - 23:50
Je n'ai rien à ajouter au commentaire de Book, malgré le fait que j'aime vraiment la relation entre Charles et sa femme ^^ C'est tellement touchant et triste à la fois

Aussi, il est très étrange que je ne t'ai pas déjà souhaité la bienvenue sur ta fiche... Enfin bref, quoiqu'il en soit, re-bienvenue et félicitations pour ta validation ! :D

Au plaisir de RP avec toi ~ \o/
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MessageSujet: Re: "Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..."
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"Réglons ça rapidement, ici, épée à la main..."
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